lundi 30 janvier 2012

Pailler et Charlie Charlotte


 Coucho et Pailler vus par Pailler
in Chute à tiroirs


 Dans la série "Perdus de vue", il y a Jean ou J. L. Pailler qui, après avoir débuté dans les années 70 dans Antirouille où il devait -probablement- rencontrer Marcel Coucho-, avait illustré deux recueils d'histoires brèves scénarisées par ce dernier, édités en noir et blanc par Dargaud : Chute à tiroirs en 1981 et Déconan (le barbaresque) en 1986, qui préfigurait en quelque sorte Le Banni. Son style semble être influencé au début par (me semble-t-il) Alexis, Gotlib, Kurtzman, voire Jack Davis, ainsi que par celui de son scénariste.


 Pailler s'est également illustré dans la BD érotico-pornographique sous les pseudonymes de Jo Cordes (trois tomes d'Iris -une sorte de Vol du corbeau version hard !- chez CAP/Neptune et Les fils de la violence, un one-shot chez Sedem), Jean Pignar (pour une hilarante parodie X  des Pieds Nickelés chez Bédé X/C.A.P.), Pignol (Sucette !) et, dans un style plus réaliste, Alan Davis. Il signe enfin le cinquième volume des aventures de Liz et Beth



 D'après l'Encyclopédie de la bande dessinée érotique d'Henri Filippini, Pailler aurait également fondé en 1988 un magazine (dont j'ignore le nom) qui n'aurait duré que deux numéros dans lesquels il dessina deux récits : Les Craignos et Pisseur d'encre dont je n'ai pas retrouvé trace.

les auteurs (?) in Les quatres (sic) plumes blanches 
(Marcel n°1)


Entre-temps, sous le nom de John Lee Pailler, il avait créé, avec encore Don Coucho au scénario, Charlie Charlotte, une pulpeuse héroïne, lointaine cousine de Little Anny Fanny. Comme dans les albums Dargaud, certaines cases ont l'air d'être réalisées à quatre mains, mais ici la mise en couleur par ses soins sublime le dessin. Il semble que Charlotte ait vécu au moins deux récits complets, l'un dans un Circus hors série été 83 :


, le second dans l'unique numéro de Marcel paru en juin 1986 :


Pas grand chose sur Pailler sur la toile, si ce n'est ces deux billets :
 - http://vieux-papiers.over-blog.com/article-antirouille-mensuel-pour-les-djeunes-46374805.html
 - http://perverpeper.erog.fr/article-35237597.html

Sinon, le seul Pailler (Jean-Luc) que j'ai retrouvé est un pilote de rallye. Troublant quand on sait que la première passion de ce dessinateur était... la mécanique automobile !

dimanche 29 janvier 2012

Tiens, à propos d'Angoulême...

 
 Je ne m'en lasse pas !

(piqués chez Spirou)

Et le gagnant est...

Jean-Claude Denis !

(dédicace, in 
 Belém - Un mirage à l'envers
Jean-Claude Denis
Futuropolis-2005)



(dedicação especial à Sra. Totoche)

vendredi 27 janvier 2012

Chlogo G'noulême


 En 1988, après avoir créé Marcel -qui ne vivra qu'un seul numéro-, Coucho que je mettais sur le même piédestal que Goossens et dont j'avais également découvert l'humour subtil et délicat dans les pages de Fluide Glacial -je pompais ses bouches pour dessiner mes personnages-, lançait Le Banni, un mensuel qui allait me faire découvrir Baron Brumaire, Kafka, Mezzo, Rémi Malingrey, Rasheed... et surtout Marc-Antoine Mathieu.


 Coucho y emmenait son héros fétiche et éponyme en balade à Angoulême dire tout le bien qu'il pensait du festival, des bédéphiles, des journalistes, de l'audimat, du marketing, bref, du "système". Pas de jaloux, tout le monde en prenait plein la gueule. Redessiné (mmmh...) et colorisé (caisse ?) pour l'album Lebanni.online.fr, paru en 2001 aux éditions Pointe noire, on peut également relire cet épisode en ligne, ici.


Copiraillete Coucho Trademarque
SOUDAIN !! Les médias s'intéressent à la bande dessinée...
in Le Banni n°1
 février/mars 1988

Du grand Coucho, quoi : saignant, sans fioriture, bien remonté..., quoiqu'un peu désabusé. "Chlogo G'no".

 Aaah, Banni... Avec toi au moins, 
on savait pourquoi on se fendait la gueule. 

***

(les derniers albums de Coucho : Zatopek, les années Mimoun et Ouya Pavlé, les années Yougo, nettement moins déconnants, sont édités chez Six pieds sous terre)

lundi 23 janvier 2012

Petit meurtre entre amis.



 Je n'avais pas osé parler plus tôt de Ta mère la pute pour ne pas risquer de lui nuire (on sait jamais : si y'a quelqu'un qui lit...), mais maintenant qu'il a été sélectionné à Angoulême, on doit pouvoir y aller.

Nouvelle sortie dans la tendre banlieue et les souvenirs de Gilles Rochier donc, cette fois à Montmorency, dans la France des années 80, celle de Fabius, de Platini et des blousons noirs (on ne parlait pas encore de racaille). Comme dans n'importe quelle autre cité, les gamins jouent, se font des films, se jaugent, s'insultent, se castagnent, admirent tout en les craignant les grands. Le chômage rôde, la tension monte : ce n'est plus La Guerre des Boutons, mais ce n'est pas encore Le Gang des Barbares...

Bon, la "cité", j'y habitais pas, mais je me souviens du frisson quand il fallait la traverser, tel un gué, tous les jours pour rentrer du collège, avec la crainte de s'y faire piquer le bicloune ou casser la gueule si on défendait son petit frère. Voire les deux. Les mecs t'attendaient à plusieurs au cas où tu arrivais à te défendre ; le couteau servait seulement à dissuader les copains de venir t'aider. Normalement.

Voilà une lecture qui aura permis à tous ces magiques petits moments de l'enfance de se décoller du fond et revenir à la surface... Et sans avoir à me taper l'intégrale des Petits Hommes, les albums du Scrameustache, ni une énième fois les recueils Spirou. C'est déjà pas mal.

Bonne chance, Gilles.

mardi 17 janvier 2012

Et dans les yeux du capitaine...


- "Alors, qu'est ce qui té ferait plaisir, mon petit Antonello ?
- Ma, zé voudrais bien oune Martini, commandante, per favore... On the rock."



Et comme aurait dit Triple-patte (et Phil Perfect) : -"Vaninas vanillatum et omnia vaninas".

lundi 16 janvier 2012

Par douze !


Non, pas de miracle : le Père Noël n'aura pas déposé dans mes petits souliers le beau dessin de Didier Conrad mis récemment en vente au tarif de 4500 euros à la galerie 9e art. En attendant, je garde mon précieux Spirou 2229 (il coûtait 4 francs à l'époque).

Toute l'équipe du Plan B(d) vous souhaite une bonne et agréable dégradation.