







"Oyez, oyez, braves gens ! Il est minuit et tout est calme !"
Ce n'est peut-être pas ce que clamait tous les soirs
Philippe Becquelin alias
Mix & Remix, au sommet de la cathédrale de
Lausanne dont il fut le guet pendant 10 ans, entre 1992 et 2001, mais ce point de vue privilégié sur la ville a peut-être aidé ce valaisan, récent cinquantenaire, à prendre assez de recul sur ses concitoyens pour mieux rendre compte de leurs défauts à travers les dessins de presse (et non caricatures) qu'il livre tous les mardis à "
L'Hebdo".
Sa collaboration avec l'hebdomadaire romand débuta dès 1987 avec "
Les Histoires Mécaniques" avant de se poursuivre en 1994 jusqu'à aujourd'hui par des dessins d'actualités.
Influencé à ses débuts par
Mandryka et
Schulz,
Mix & Remix a choisi de dépouiller son style à l'extrême afin de mieux mettre en valeur l'absurdité des propos tenus par ses personnages et les situations ubuesques dans lesquelles les place la triste réalité. Personnellement, je le situerais actuellement entre
Pétillon et
Gelück ...
En France, on peut rire de ses "dessins pourris" (d'après lui) dans
"Courrier International" et
"Lire", et je crois également l'avoir aperçu dans
"Tchô" de son ami et compatriote
Zep.
Les éditeurs français semblent malheureusement rester imperméables à son talent puisque seul
Glénat a édité en 2005 dans sa collection
Humour un recueil de gags intitulé
"ça baigne !") , malgré les expositions qui lui ont été consacrées la même année à Angoulême et dans sa ville natale, au château de St Maurice (Valais) , que j'ai eu la chance de pouvoir visiter.
Et enfin sur le ouaibe, dans
"1er Degré, le journal sans papier". ("... Hum, je vais aller voir ça ! ...")