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vendredi 29 mars 2013

Les Tableaux

Hypnotisants, ces sept écrans, suspendus côte à côte, en clôture de l'exposition Bosch Bruegel Rubens Rembrandt au mur de l'Albertina de Vienne. Les Sept péchés capitaux, illustrés par Pieter Bruegel l'Ancien en 1557-1558, y passent et repassent en boucle, animés (en 2012) grâce à l'informatique par le plasticien belge Antoine Roegiers. Le silence de ces scènes fantasmagoriques est uniquement troublé par la musique envoûtante et angoissante d'Antoine Marroncles. Est-ce que ce sont bien les personnages des tableaux, figés sur le papier depuis des siècles, qui reprennent vie sous nos yeux, comme dans Le Tableau de Jean-François Laguionie, pour je ne sais quel jugement dernier, ou est-ce le spectateur qui se retrouve, d'un coup sur la tête, tel le Mickey de Pierre Nicolas, plongé en plein XVIe siècle ? Troublant...

L'installation est également visible en ce moment à Bruxelles et à Lille.

dimanche 27 janvier 2013

Pendant ce temps à Rambuteau


Jusqu'au 17 février, le Centre Wallonie-Bruxelles (Paris IV-métro Rambuteau) propose de redécouvrir grâce à une petite exposition, la diversité et l'évolution du style d'André Franquin. Entrée libre


 Pour ce faire, Frédéric Jannin, aidé d'Isabelle Franquin, a choisi une centaine de dessins explorant les thèmes abordés dans une illustration réalisée pour Pendant ce temps à Landerneau que l'auteur des Idées noires lui offrit en septante-huit.
Beaucoup de reproductions, de nombreux dessins peu ou pas connus avec notamment une longue série d'autoportraits. Surtout, quelques originaux splendides rendent à eux-seuls la visite indispensable. Petite sélection :












dimanche 23 décembre 2012

AAAAA

 (Le Casque et l'Enclume)
Cette année, c'était les films en "A" qu'il fallait voir ! Petite rétrospective :

 On commence avec Miss Bala (États-Unis/Mexique) de Gerardo Naranjo, avec la sublime Stephanie Sigman :


Alors qu'elles se rendent au casting de Miss Tijuana, Laura et sa copine tombent en plein règlement de compte entre narcotrafiquants. On compare parfois les miss à des morceaux de viande, mais pas froide... Fallait pas être au mauvais endroit au mauvais moment. Très noir. 
Qui a dit qu'il n'y avait pas que le pognon dans la vie ?




 Les vieux chats (États-Unis/Chili), de Pedro Peirano et Sebastián Silva (La Nana) , avec la lumineuse Belgica Castro (91 ans !) :


Isidora commence à perdre la boule. Et ses troubles cognitifs ne vont pas s'arranger avec l'arrivée de sa fille, lesbienne et cocaïnomane, et de sa compagne qui veulent foutre la vieille à la porte de son propre appartement santiagais. Mais qui se joue vraiment de l'autre ? Sucré/salé ou doux/amer ?
On a trouvé les Almodovar chiliens !




 Barbara (Allemagne), de Christian Petzold, avec la splendide Nina Hoss :


En RDA, Barbara, une femme médecin berlinoise abhorrant le système est mutée dans un dispensaire de province afin d'y épauler un jeune médecin, là où on manque de tout. De toutes façons, elle s'en fout, sa décision est déjà prise : elle rejoindra coûte que coûte son amant à l'ouest, là où les gens sont libres...
Libres de quoi faire, au juste ?



 Viva Riva ! (RDC/France/Belgique), de Djo Tunga Wa Munga, avec la superbe Manie Malone :


Noir, très, très noir. Le pognon rend fout, le pétrole pourrit tout : l'Afrique n'est pas prête de se sortir de la merde. La scène finale est éloquente : non, il n'y a vraiment plus d'espoir à Kinshasa. C'est si désespérant que ça en devient beau.
La vie ne vaut rien, rien...




 Les Acacias (Argentine/Espagne) , de Pablo Giorgelli, avec la très, très belle Hebe Duarte :


Un camionneur qui convoie sa cargaison de bois de la forêt paraguayenne à Buenos Aires arrondit ses fins de mois en emmenant parfois des passagers. Cette fois-ci, il s'agit d'une une jeune femme guarani. Petit problème : il y a aussi un bébé, et ça, c'était pas prévu ! C'est que la route est longue, et la cabine toute petite... Un road-movie, mais en huis-clos.
Enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes !

vendredi 6 mai 2011

Flamingants comics

 

Raymond Koot, alias Typex est un illustrateur amsteldamois né en 1962. Il a jadis travaillé avec Peter Pontiac et est l'artiste hollandais le plus  important, après Rembrandt. C'est du moins ce qu'affirme Nick Cave depuis que Typex a dessiné une affiche pour son groupe, Grinderman.

On peut découvrir quelques-uns de ses travaux (ainsi que ceux de ses talentueux collègues) sur le site de l'agence néerlandaise Shop Around pour laquelle il travaille actuellement.

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Les Amis de Freddy connaissent déjà Lode Devroe qui avait signé l'ex-libris du premier numéro du JDADF. Cet illustrateur belge est né à Waregem en 1963 et a étudié le design graphique à Gand. Il débute comme illustrateur pour une marque de vêtements en 1984 et réalise quelques BD depuis 2001. Comme on peut le constater, Lode Devroe ne cache pas son admiration pour Yves Chaland et le style atomium. Il collabore également à l'agence Shop Around.

lundi 25 avril 2011

Pan sur le Schtroumpf

 Bon. Je vous avais épargné le classique "Les Aigles décapités", lu dans le Télégramme de Brest la semaine dernière, tellement banal que même plus drôle.


En revanche, l'article sur les Schtroumpfs de Pierre Vavasseur, paru dans Le Parisien ce dimanche 24 avril, m'a paru plus rigolo. Schtroumpfez-en par vous-même :


Boâh, sans doute aura-t-il aura confondu avec Le Chat du rabbin...

-Mrrraaaw

vendredi 8 avril 2011

Soirée diapos

Quelques photos toujours aussi vilaines de pourtant bien belles affiches, rapportées de mes dernières escapades exotiques :

-Bruxelles-


 Quand j'étais gosse, je lisais Les Toyottes de Louis-Michel Carpentier sans tout comprendre de cette étrange série "post-atomique". Il paraît que la série était appréciée des critiques jusqu'à ce que ceux-ci découvrent que Raoul Cauvin en était le scénariste-fantôme ! Plus tard, Ptiluc reprendra l'idée des rats. Darasse, Hislaire et Tome, avec leur Gang Mazda, se contenteront quant à eux de reprendre l'idée du nom du garage en bas de l'immeuble, ce qui n'est déjà pas si mal.

Benoît Delmelle est un dessinateur/illustrateur belge dont  on peut découvrir quelques pages de BD sur le site Manolo Sanctis ainsi que sur le blog Cauchemar.

 On ne présente plus Frédéric Jannin, ancienne jeune gloire du Trombone et de la page 52 de Spirou. Bon, y'a pas à chier, les spéculoos de chez Dandoy, c'est vraiment autre chose, avec ou sans Jannin.

 Marc Sleen est un de ces auteurs flamands royalement ignorés en France. J'ignorais même qu'un musée lui avait été consacré. Il a ouvert ses portes en 2008 et est installé juste en face du... CBBD. M'enfin !

 Malgré ces superbes phylactères et quelques beaux squelettes, l'expo Entre Paradis et Enfer - Mourir au Moyen-âge du Musée du Cinquantenaire m'a laissé sur ma faim. En plus, les salles africaines du musée étant fermées, j'ai du me contenter du fétiche Arumbaya en carte postale. Grrr...

Le Cinquantenaire vu par Jidéhem 
(in Sophie, tome 19 : L'Odyssée du U 522, Dupuis, 1991)

-Amsterdam-


 Stefan Glerum est un jeune (né en 1983) et talentueux illustrateur amstellodamois. Il a visiblement hérité du talent de ses compatriotes Ever Meulen et Joost Swarte. Mais, vous avez beau dire, y'a pas seulement que du Meulen, y'a autre chose... Ça serait pas des fois du David B. ? Quoi qu'il en soit, la visite de son site est chaudement recommandée aux amateurs de belles images.


Peter Van Straaten est un cartooniste hollandais né en 1935 à Arnhem. Au plat pays, les journaux se l'arrachent et, d'après Lambiek, il aurait même bossé avec Delporte. Il faudra que je me penche un jour sur le recueil que L'An 2 a publié en 2004.


Je crois qu'il est également inutile de présenter Donald Duck.

Je ne pense pas cette affiche soit de Willy Vandersteen... ni même de Paul Geerts ... Si ? Un nom apparaît en bas à droite, sous les reflets : "Darola" ?

Allez, une dernière brochette, j'en vois qui s'endorment. J'serais pas étonné qu'on ferme...


mercredi 14 octobre 2009

Jolis petits cubes

Il était une fois trois filles superbes...

nanouche renoy tintin
Il reste encore quelques réglages à effectuer, mais le billet sur le Joe Bar Team est de nouveau en ligne.
Profitons en pour rappeler que, contrairement à ce que leur succès pourrait faire penser aux jeunes générations, ni Bar2 ni Coyote ne sont les inventeurs de la BD à deux roues.

candice crab's darasse spirouCandice et les Crab's
Darasse/Legrand, in Spirou 2031 à 2056, Dupuis, 1977

En effet, dès 1977 (l'année même où Bar2 commençait à dessiner dans Plein Pot), une certaine Candice était mise en selle dans les pages de Spirou par Christian Darasse et C.J. Legrand dans un unique épisode resté hélas sans suite, Candice et les Crab's. Cette jolie blonde, qui avait déjà fort à faire pour s'imposer dans le monde des motards, ne réussit visiblement pas à faire son trou dans celui, tout aussi macho, des jeunes lecteurs de l'hebdomadaire (précisons qu'à l'époque, il n'y avait pas des trucs de gonzesses comme Les Nombrils dans Spirou, non mais !) !

candice et les crab's darasse legrand spirou
Peut-être s'agissait-il de concurrencer la ravissante Nanouche, pilote de l'écurie Tintin, dans laquelle elle entra en 1976 ?

nanouche 1 festival pour japonaise renoy janeiro
Cette jeune cascadeuse rebelle, à la chevelure auburn, naquit en 1975 de l'imagination du scénariste Janeiro et du dessinateur liégeois Pierre Renoy (pseudonyme de Renwa), dont le trait, hésitant dans les premières pages, évolue rapidement, finissant par rappeler celui de son beau-frère Derib. Par la suite, Renoy (qui avait débuté en encrant chez Mittéï dès l'âge de dix-sept ans), écrira ses propres scénarios. Nanouche connaîtra plus de succès que Candice puisque Le Lombard éditera quatre albums jusqu'en 1983.

nanouche renoy janeiro festival pour une japonaiseNanouche, tome 1 : Festival pour une Japonaise,
Renoy/Janeiro, Lombard, 1981

J'ignore ce qu'est devenu Pierre Renoy depuis (travaille-t-il avec Derib ?), le seul article que j'ai réussi à trouver le concernant étant rédigé sur Wikipédia en... luxembourgeois !

nanouche renoy lombard page gardeNanouche, où es-tu ?

Quant à l'égérie des paddocks, Julie Wood, ses exploits parurent directement en album aux éditions Dargaud, également en 1976, avant que la blonde platine ne décide d'intégrer le team allemand de l'hebdomadaire Super As et les éditions Fleurus. Jean Graton la fera participer en 1982 au rallye Paris-Dakar aux côtés du pilote automobile Michel Vaillant. C'est là qu'elle rencontrera l'homme de sa vie (?), Steve Warson.
Pour la petite histoire, Dany illustrera quelques couvertures de Julie Wood (ainsi que de Michel Vaillant), et un album publicitaire broché de dix pages mettant en scène la piquante motarde sur le circuit du Castellet (et non pas, hélas pour mon calembour, sur celui de Dijon-Prenois) sera édité en 1980 pour le compte d'une célèbre marque d'anisette. Je ne sais pas si elle a sombré dans l'alcool, mais, depuis, la carrière en librairie de Julie Wood semble arrêtée.

julie wood au paul ricard gratonJulie Wood au Paul Ricard,
Graton
, Koralle, 1980


Aujourd'hui, succombant à la loi du marché et à l'insupportable
mode des séries à thème à la Cauvin, les bandes de motards à la sous-Debarre pullulent, se suivant et se ressemblant en vain, sans atteindre (même pour le Sam Speed du pourtant excellent Stéphane Colman), ni la béquille du Joe Bar Team, ni surtout le charme de ces séries d'antan.

julie wood paul ricard graton motoLa moto, un monde de machos ? Noooon ?

Alors moi, Totoche, j'ai décidé de les sortir de cet oubli pour en parler. Et je ne le regrette pas, car ce sont vraiment... de drôles de dames !

yann conrad alix moto raspoutine tiré à part innommablesAh si. Peut-être un peu, quand-même.

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(addenda du 26/10/09)
Le bonus du jour est offert par notre Papy Boyington à nous qui a retrouvé au grenier (ne serait-ce pas plutôt au garage ?) -non sans émotion- une planche de Drag Story ou les Aventures Piquantes de la Motarde de Dijon signée, non pas -comme ce titre pourrait le laisser supposer- par Charles Degotte ni même Yvan Deporte, mais par un certain Christian Mouly. Elle est datée de 1974, ce qui en fait du coup la doyenne de nos mamies bikeuses !


Christian Mouly, ancien journaliste, caricaturiste, dessinateur et scénariste, notamment à Moto News, (d'où est extraite notre Motarde), ou Midi Olympique n'est pas un inconnu puisqu'il fut couronné à Angoulême en 2002 (si, si !) où il reçut l'Alph'Art de la Communication pour une campagne publicitaire concernant les Poulets Fermiers du Gers, réalisée par l'agence Anapurna qu'il a co-fondé en 1987. Dingue, non ?
Cette motarde ne vous fait-elle pas penser à Sophie, la maman de Litteul Kevin, le petit garnement créé en 1991 par Coyote -qui a comme Mouly- débuté à La Dépêche du Midi ?
Quant au trait de Christian Mouly, il me fait penser au Jacobsen des débuts, quand il signait encore Jakez Bihan, dans Censuré, vers 1985...