jeudi 2 juillet 2009

Miaou voilà.

À part Franquin, je ne vois pas qui dessinait les chats (noirs, de préférence) aussi bien que Steinlen.





Il y en a d'autres .

mardi 30 juin 2009

Mise en boîte

Je sens que c'est le moment où jamais de dépoussiérer ce dessin d'actualité du cartooniste étasunien Steve Sack (probablement daté de 1992), retrouvé récemment dans mes archives.


À part ça, j'ai encore été dilapider mes économies ce week-end...
J'ai ainsi pu me rendre compte que Marion Montaigne ne respectait vraiment rien,

La vie des très bêtes (Bayard BD, 2008)

et que Clément Oubrerie et Marguerite Abouet, les auteurs d'Aya de Yopougon avaient bien senti venir le coup.


Moins opportuniste que nous, Mme Totoche ne m'a pas autorisé à demander un portrait de Michael d'Innocent à Clément. Dommage pour eBay.


NB : je précise qu'il ne s'agit pas d'un portrait de Mme T., mais bien de Simone Sissoko, la maman de Moussa.

dimanche 28 juin 2009

Quinternautes


Ceux qui ont eu l'occasion d'avoir un jour entre les mains un exemplaire des "Andanzas de Patoruzú", le cacique tehuelche créé en 1931 (en fait, il apparait dès 1928 sous un autre nom) par Dante Quinterno, le "Disney argentin", n'ont certainement pas pu s'empêcher de faire, comme moi, le rapprochement avec un autre indien, celui imaginé à l'origine pour le public étasunien par René Goscinny et Albert Uderzo : Oumpah-Pah le Peau-Rouge (le puma est son totem).


Cette hypothèse ne me parait pas absurde, surtout quand on sait que Goscinny passa son enfance à Buenos Aires, et qu'il est plus que probable qu'il y ait lu les historietas de Dante Quinterno alors qu'il était en culottes courtes et commençait déjà à écrire et dessiner pour Quartier Latin, le journal du lycée français où il était scolarisé.

Comment Patoruzú est tombé dans la marmite ?

Certains, à l'autre bout du monde, voient même des influences directes de Patoruzú -qui est à l'Argentine ce que Condorito est au Chili- sur notre Astérix national (que divers partis politiques ont d'ailleurs plusieurs fois essayé de "récupérer", le dernier en date à souiller la mémoire du "juif laïc" -dixit Pascal Ory- qu'était Goscinny étant le désormais presque liquide Jean-Marie Le Pen).


Que penser alors de Patoruzito, le petit indien de la revue éponyme créée en 1945 par Quinterno pour contrer le magazine Rico Tipo de Guillermo Divito, contant l'enfance de Patoruzú ?


La ressemblance avec Hiawatha, imaginé par les studios Disney en 1938, dont je lisais les aventures dans Mickey poche quand j'étais môme, me parait plus que suspecte !
On sait que Quinterno voyagea aux États-Unis en 1934 afin d'entrer en contact avec Walt Disney, mais j'ignore s'il participa de près ou de loin à la réalisation de certains dessins animés ou s'il se contenta de visiter les studios.

Ton heure viendra, ignoble Mahmoud !

Ce qui est sûr, c'est qu'on ne pourra pas ôter à Mirco Repetto -le scénariste- et -Tulio Lovato-, le dessinateur de Patoruzito le mérite d'avoir été largement en avance sur les Bébés Disney, sur l'enfance d'Astérix et Obélix, et même sur La Jeunesse de Blueberry !



Bijou d'animation :