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lundi 26 août 2013

Le saviez-vous ? ou Rions un peu ?

Patrick Weber in dBD n°68 (novembre 2012)

"Eddy Ryssack a dessiné des centaines (sic !) de planches de Colin Colas, a travaillé sur le dessin animé Les Snorkels (re-sic !) et a même réalisé trois albums de Spirou et Fantasio avec Raoul Cauvin ! (et re-re-sic !)"

43 aventures de 44 planches, ça fait effectivement presque vingt centaines !

En tous cas moi je l'ignorais. Ça m'apprendra aussi à ne pas acheter dBD tous les mois : les articles de leur dernière recrue, Patrick Weber, "historien de l'art de formation", me feraient bien rire.

Je ne sais pas qui est Remy Bricka mais Weber lui ne semble jamais avoir entendu parler de Nic Broca

Allez, Lagaffe, retirez votre masque, on vous a reconnu ! (mais tout de même : personne ne relit jamais rien, chez dBD ?)

Les Snorky : en haut de Nic Broca, en bas de Wallace Wood

lundi 8 juillet 2013

Deconstructed comics

http://davidbarsalou.homestead.com/LICHTENSTEINPROJECT.html

Un "plagiat", ça ne coûte pas cher et ça peut rapporter gros, comme le montre l'impressionnant site de David Barsalou, Deconstructed comics, qui a réussi à retrouver toutes les cases des comics agrandies pour être transformées en œuvres d'art par Roy Lichtenstein.
Troublant... D'autant plus que la plupart des auteurs des dessins recopiés, soit dit en passant toujours plus fins, sont restés quasiment inconnus, eux.
O.K., Lichtenstein, veut nous interpeler sur la société de loisirs/consommation. N'empêche, on ne peut s'empêcher de se demander :  à partir de quel format une case de BD mérite-t-elle d'entrer au musée ? Est-ce la taille qui fait la différence entre un dessinateur et un artiste ? Qu'en pense Bilal ? Que fait la critique ? Etc.

jeudi 27 juin 2013

Bada-Bing

 R.I.P. Tony. Finalement, Les Sopranos, c'est la dernière série que j'ai dû suivre à la télé, chaque épisode était un vrai film. Bon, j'ai dit que je ne faisais plus de nécro, vous n'aurez qu'à lire celle de James Gandolfini sur Hobopok dimanche, par exemple. Allez, quelques clins d’œil, quand-même :

Drew Friedman
Mort Drucker
Didier Conrad in Aventure en jaune

C'est vrai qu'on aurait bien vu Tony dans le rôle de Mac...






dimanche 16 juin 2013

Fine mouche


Fin de cycle pour Mezzo et Pirus, un des couples les plus emblématiques de la bande dessinée, qui "divorcent" à l'amiable après vingt-cinq ans de vie professionnelle commune en accouchant du troisième et dernier volet du Roi des Mouches dont la fin, écrite au tout dernier moment, et la narration encore moins "classique" que les deux précédents risquent, de l'aveu même du dessinateur, d'en dérouter plus d'un, c'est dire ! Il y a des bouquins qui se méritent...


Trouver un nouveau complice risque à présent d'être un poil compliqué compte-tenu du niveau d'écriture exigé par Mezzo. Il n'hésite pas à comparer Pirus à Céline, "le côté aigri en moins", ainsi qu'aux meilleurs écrivains français, "malheureusement toujours de droite" et n'imagine donc pas un seul instant illustrer un scénario "mal écrit", collaborer avec un inconnu "à distance", ni "être le énième dessinateur au palmarès d'un scénariste dispersé". Ça va faire du tri... De toutes façons, il s'en fout et prévient qu'il pourrait arrêter la BD demain et passer à tout autre chose sans que ça lui manque. À lui, non ...



Actuellement, Mezzo termine pour Glénat un biopic sur le bluesman Robert Johnson (déjà croisé chez Duchazeau), sous forme non pas d'une bande dessinée mais d'un ouvrage illustré dont la maquette sera un peu plus soignée que chez certains spécialistes du genre, suivez mon regard. Précision saugrenue quand on sait que Mezzo va jusqu'à choisir la qualité du papier de ses bouquins ! Pas de CD, support qu'il juge "dépassé" et dont "seuls les vieux cons comme lui se servent encore" même s'ils leur "préfèreront toujours les bons vieux vinyls qui craquent".
Et puis, il faut que les acheteurs potentiels puissent feuilleter le bouquin pour flasher sur son boulot ! Donc exit le blister : c'est un site internet qui devrait assurer la bande-son... et alléger le prix !
Au fait, qui a mis 29 € dans La Fille de Blain et Carlotti ?


 Mezzo aimerait aussi collaborer avec les Requins-Marteaux, ce qui nous semble là aussi non seulement logique, mais urgent et salutaire et s'étonne que ses fans ne trouvent plus son Drugstore family à la vente.


Cet art-book compilait les fausses couvertures réalisées en hommage à Carl Barks au début des années 2000 dans Picsou magazine (où bossait aussi Charlie Schlingo) pour le plus grand bonheur des petits lecteurs avides de sensations fortes, jusqu'à ce que la direction s'aperçoive un beau jour qu'elle "payait des gens pour se foutre d'eux" ! Une histoire qui rappelle savoureusement celle des Hauts de Pages...

http://picsouman.free.fr/mezzo/delires.htm

- "Et sinon, à part Kim Deitch et Robert Crumb, qu'est-ce que vous lisiez quand vous étiez gamin, Mr Mezzo ?"
- "Les Jeudis de Corinne et Jeannot, dans Vaillant, avec le petit Totoche et son côté un peu rock !*".
- "Nooon ?"


(*authentique !)

jeudi 9 mai 2013

Maus (und Ente)


S'il est un domaine où les Allemands sont en avance sur nous, c'est bien celui des bandes Disney. Comme en Italie, cela fait des années qu'on trouve outre-Rhin des anthologies dédiées aux auteurs disneyens, ce qui ne les empêchent pas d'éditer à côté des recueils thématiques, probablement plus "commerciaux".


En France, les beaux livres édités jadis par Hachette et Dargaud sont épuisés depuis belle lurette et ce n'est que tout récemment que Glénat a entrepris d'éditer des collections dédiées à Carl Barks, Floyd Gottfredson (avec des couleurs définitivement "incompatibles" pour moi, m'ayant fait préférer l'intégrale Fantagraphics, plus fidèle, en noir et blanc mais en anglais), puis Don Rosa. L'éditeur grenoblois semble pour l'instant privilégier les compilations à thèmes, exception faite de l'intégrale Dragon Lords de Giorgio Cavazzano et Byron Erickson, qui bénéficie pour l'occasion d'une couverture vraiment hideuse. Espérons qu'il ne tarde pas trop pour s'inspirer de l'éditeur allemand Ehapa/Egmont en dépoussiérant enfin les trésors de Daan Jippes, Massimo de Vita, Romano Scarpa... Et, pourquoi pas, peut-être un jour de Corrado Mastantuono, Claude Marin, Pierre Nicolas...

samedi 16 mars 2013

Chris, where ?


 C'était blindé, jeudi soir à la galerie Martel pour le vernissage de l'exposition de planches de Chris Ware, l'auteur le plus révolutionnaire depuis... Winsor McCay (au moins) !


Du beau monde, à commencer par le maître en personne, devant lequel je tremblais comme une feuille...


Je croise aussi un dessinateur dionysien amateur de Flunch (je pensais qu'à part moi, il n' y aurait que des gens de bon goût)...
Un éditeur châtenaisien amateur de concombres me fait l'immense honneur de venir me saluer...


Parmi tous ces gens, combien d'autres personnalités du neuvième art n'ai-je pas reconnues ? Tenez, par exemple : à l'écart de la foule, ce petit bonhomme au regard de chien battu, au crâne dégarni et légèrement ventru, je suis sûr de l'avoir déjà vu quelque part..., mais où ?

Cosplay



Les planches sont exposées jusqu'au 27 avril, on peut les voir sur le site de la galerie Martel.

samedi 2 mars 2013

Rocky 24



Je me demande encore comment j'ai pu ignorer aussi longtemps Rocky, dont les bouquins pullulent dans les librairies stockholmoises.


En 1998, largué par sa copine et viré de son poste de dessinateur pour une revue X suédoise, Martin Kellerman, un jeune dessinateur né en 1973 à Växjö, grand admirateur de Don Martin, Peter Bagge, Joe Matt, Robert Crumb et Harvey Pekar, mais aussi de Jerry Seinfeld, Larry David et des Sopranos*, décide de raconter ses déboires sous la formes d'un strip animalier.

Son double canin, Rocky, évolue avec ses amis désœuvrés dans un Stockholm peuplé de petits animaux anthropomorphes et mégacéphales, mignons comme des peluches, si ce n'est qu'ils passent leur temps à glander devant la télé, aller aux concerts, picoler dans les bars, vomir dans les soirées, forniquer les uns avec les autres, ingurgiter des drogues diverses et variées, le tout dans un langage assez peu châtié. Un peu comme si Snoopy avait été croisé avec Fritz the Cat.


 On se demande comment un tel strip -Rocky a même été accusé d'antisémitisme- a pu paraitre dans le Metro suédois, contribuant à son succès immédiat.
Enfin, il faut croire que les Suédois chient sur le politiquement correct et ont le sens de l'auto-dérision puisque depuis, vingt-trois albums sont parus là-bas (sans compter les compilations, calendriers, etc) , le vingt-quatrième sortant chez Kartago au mois d'avril.


Malheureusement, seul le premier des deux recueils traduits avec l'aide de l'auteur chez Fantagraphics a été adapté en français par Carabas en 2007.
Toujours pas de repreneur ?




***

(cf l'interview de Comics reporter : http://www.comicsreporter.com/index.php/resources/interviews/3434/)


dimanche 24 février 2013

Histoires de Fantôme suédois



 Pour des raisons que j'ignore, une des séries les plus populaires en Suède est le Fantôme du Bengale. Imaginé en 1936 par Lee Falk et Ray Moore, The Phantom ne débarqua pourtant en Suède qu'en 1963.

Devant le succès immédiat, les éditeurs scandinaves durent dès la première année commander de nouveaux épisodes. D'abord à des auteurs locaux, ensuite à l'agence italienne Fratelli Spada, puis à une armée de mercenaires venus de tous horizons. C'est ainsi que le Fantomen passa entre les mains de dessinateurs suédois et italiens, mais également espagnols, étasuniens, finlandais, français et même turc ou encore yougoslave (Boro Pavlovic) !

C'est ainsi que Georges Bess qui vivait alors en Suède et n'avait pas encore croisé la route de Jodorowsky, se retrouva embarqué dans l'aventure : entre 1976 et 1987, il dessinera trente-huit aventures du fantôme suédois, de son trait classieux et déjà immédiatement reconnaissable.


Comme je ne pense pas que ces histoires aient été publiées en France, voici donc en exclusivité (!) quelques extraits de deux épisodes : Black poes skatt -"Le trésor de Black Poe"- et College spöket -"Collège fantôme"- , respectivement parus en 1985 et 1987. On remarquera que le scénario du premier est déjà signé Layla Bess et on en profite pour rappeler que la lecture d'Escondida est indispensable.

Pour finir, un petit quizz : quel autre dessinateur français a travaillé sur le Fantomen ? (solution en bas de page)



(fortsättning följer...)

***


Réponse :
uoʇʇıɯ sǝʌʎ-uɐǝɾ