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mardi 12 juillet 2011

Les vacances à la mer, c'est l'enfer.

Quand j'en aurai marre de bronzer comme un con, je descendrai à Marseille où l'on ne rend pas un, mais deux hommages à Roger Blachon (1941-2008) !


Delacroix et Matisse me serviront d'alibi auprès de Mme Totoche. Facile.


La Galerie Little Nemo quant à elle débarque le temps d'un week-end à Brignoles, avec l'artillerie lourde : Crepax, Manara et Pratt -rien que ça- pour une expo-express. 'Va juste falloir trouver le bon créneau.


Corto, par Crepratt

Vous ne le savez peut-être pas, mais Andrea Pazienza (1956-1988) est un auteur culte en Italie. Si vous êtes du côté de Nice, ça vaudrait le coup d'aller faire un peu de tourisme à Turin, où la Galerie Little Nemo -toujours elle- expose un fabuleux bestiaire jusqu'au 23 juillet.


Coincés à Paris ? Vous pouvez encore embarquer (jusqu'au 21 août) à la Pinacothèque pour un voyage imaginaire avec Hugo Pratt. Bon, ce n'est pas un voyage low-cost mais c'est vrai que les paysages sont somptueux. Et puis Hobopok a aimé, c'est déjà pas mal. Impossible à oublier de toutes façons : c'est placardé sur tous les autobus.


Toujours à Paris, courez vite voir Kees Van Dongen, fauve, anarchiste et mondain, au MAM ; ça finit le 17 juillet. il y a de l'espace et il y fait moins chaud que chez les frères Caillebotte (trop tard). Encore un qui doit énormément à Steinlen ! Instructif. Passionnant. Somptueux.


Vous êtes encore là ? Non mais qu'est-ce que vous attendez ?

mercredi 6 avril 2011

Sluijters, l'autre Fauve hollandais


Jan Sluijters est un peintre néerlandais né en 1881 à 's-Hertogenbosch (si) et mort en 1957 à Amsterdam. Il est surtout connu en Hollande pour sa période fauviste mais a également exploré d'autres pistes (cubisme, expressionnisme..., luminisme -une sorte d'impressionnisme à l'accent belge- ). Je dis "en Hollande" parce qu'en France où on lui préfère Kees Van Dongen (qu'il rencontra à Paris dans les années vingt et avec lequel j'ai peut-être tort de lui trouver quelques points communs), j'ai l'impression qu'il n'est pas connu du tout. Il parait qu'il a gagné le Grand Prix de Rome, mais je ne sais pas avec quelle écurie.

Sluijters (je vous laisse prononcer comme vous le sentez) excellait notamment dans la représentation de filles à poil portraits féminins et c'est d'ailleurs le tableau ci-dessus, avec les dames qui se bécotent, qui m'avait fait flashé il y a quelques années. Cette petite sélection de ses œuvres, glanées sur la toile, devrait vous en convaincre :








Pas mal, hein ?
Une ou deux toiles étaient exposées, comme je l'espérais, au Musée Van Gogh, mais j'ai surtout eu la veine de passer, quelques rues plus loin, alors que je recherchais une baraque à harengs, devant une galerie qui en exposait tout un paquet (le catalogue est téléchargeable en pédéeffe ici).



Comme Van Dongen, Sluijters avait débuté par le dessin de presse : pendant la Première Guerre Mondiale, il réalisa -si ma mémoire est bonne- une soixantaine de lithographies, d'une rare puissance, pour le journal De Nieuwe Amsterdammer, dont certaines étaient exposées à la galerie. J'en ai retrouvé et emprunté quelques-unes sur le site marchand Centaur. J'espère qu'ils me pardonneront, mais je pense que c'est pour la bonne cause :





Il ne nous reste plus à espérer qu'un musée ou un éditeur français s'intéresse à ce fantastique artiste un de ces jours.