vendredi 20 juin 2008

Sarjakuva 1 : Katja Tukiainen

Katja Tukiainen est une artiste Finlandaise née à Pori en 1969. Elle a étudié la peinture à l'Académie des Beaux Arts de Venise et est diplômée d'un Master d'Arts de l'Université d'Art et de Design d'Helsinki où elle réside actuellement avec son compagnon, le dessinateur Matti Hagelberg, spécialiste de la carte à gratter.

Les fanzines Finlandais Laikku et Glömp ont tous deux obtenu en 2005
le prix de la bande dessinée alternative à Angoulême.



Moins connue sous nos latitudes que ce dernier, dont plusieurs ouvrages ont été traduits en français par l'Association, Le Dernier Cri et Chacal Puant, Katja Tukiainen a pourtant déjà été récompensée dans son pays par le "Puupää* "en 2003 (l'équivalent de notre "Alfred" Angoumoisin) ainsi que par le prix national du design en 2007.

(*Pekka Puupää est un fameux héros de bande dessinée Finlandais , créé en 1925 par Ola Fogelberg)

De ses nombreux voyages en Inde, elle a notamment tiré en 2002 un journal de ses pérégrinations ("Postia Intiasta / Post from India") , que l'on peut retrouver dans l'album collectif "L'Association en Inde". Il semble que ce soit son seul travail publié en français.


Ne se cantonnant pas au seul neuvième art, elle réalise également de nombreuses illustrations et huiles sur toile que l'on peut découvrir dans l'ouvrage intitulé "Katja Tukiainen,WORKS 1999-2007" récemment publié par Daadabooks, ainsi que dans les nombreuses expositions qui lui sont consacrées, la dernière venant à peine de s'achever à Stockholm qu'une autre lui est déjà consacrée à St-Pétersbourg !
Elle s'essaie depuis peu à l'animation et à la vidéo.

Carton d'invitation au vernissage de l'exposition
"Den maskerade flickan" (mai-juin 2008, Stockholm)


J'aime bien ses mignons petits personnages à l'air souvent un peu triste, qui racontent leurs petits tracas quotidiens et dont la grosse tête me fait penser à ces petites poupées Pullip, si "kawaï".

Voici quelques dessins empruntés à son site, pour vous donner envie d'aller y fouiner :






Dans le cadre de l'opération "100% Finlande en France-Printemps 2008", un petit catalogue a été réalisé afin d'accompagner l'exposition sur la bande dessinée Finlandaise présentée lors des festivals de bande dessinée d'Aix-en-Provence et d'Amiens.

On peut le télécharger ici.
Je vous mets la page consacrée à Katja.


(Félicitations, remerciements et bises à Kirsi !)

mardi 17 juin 2008

C'est la soupe à la grimace, mon petit Jean-Michel ...

... Tout à fait, Thierry !


En voilà deux qui n'auraient pas fait tâche dans l'équipe-type alignée par Raymond Domenech* à l'Euro 2008 de football : Mortadelo et Filemón (en français Mortadel et Filémon ou Futt et Fill, selon les éditeurs) sont en effet généralement infichus de réaliser les missions pour lesquelles ils ont été mandatés par le supersurintendant de la T.I.A, le fameux service de contre-espionnage.
Que ce soit pour sauver le monde ou tout simplement pour marquer des buts dans un des nombreux albums que leur créateur Francisco Ibañez et son studio ont consacré au ballon rond, leurs tentatives se terminent inévitablement par un fiasco, et les innombrables déguisements de Mortadel ne font qu'aggraver une situation déjà pourrie.

(*ancien sélectionneur de l'équipe de France de football de 2004 à 2008)




Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé puisque, depuis la création du personnage de Mortadelo dans la revue Pulgarcito en 1958, environ 160 titres ont été publiés dans leur pays natal (ou ils sont aussi connus qu'Astérix et Obélix chez nous) et que leurs aventures sont lues de la Finlande au Brésil, en passant par la Turquie, l'Allemagne, les Balkans, etc ...
Reconnaissance suprême : ils ont même eu le droit à 2 adaptations cinématographiques en 2003 (avec Dominique Pinon au générique !), puis en 2008 !

Mortadelo y Filemón en 1958

Bien que ces histoires soient archi-nulles (sous des couvertures qui me font néanmoins souvent sourire) , et qu'Ibañez soit connu pour avoir archi-pompé Franquin avec son autre série "El botones Sacarino", je garde toujours une petite place dans dans mon cœur à ces deux incapables, puisqu'après les avoir découvert dans les pages de Mon Journal, ils font partie de mes tous premiers albums de BD à moi !!!

Seul problème pour Raymond-la-Science, et de taille : Mortadel et Filémon jouent sous le maillot espagnol ...






Etc, etc ...

dimanche 15 juin 2008

Jeff Smith en string (en théorie)




Jeff Smith est de retour avec une toute nouvelle série, toujours réalisée en solo, et auto-publiée en noir et blanc : RASL (Prononcez "Razzle", wèzeul, quoi !).


Après avoir abordé l'Héroïc-Fantasy avec le succès que l'on sait, cet auteur complet, qui aime se détendre en lisant des ouvrages de vulgarisation scientifique, s'intéressant en particulier à la théorie des cordes (les super-strings !) , a décidé de s'attaquer cette fois-ci à la Science-Fiction.
Cette série devrait comporter environ 250 pages distillées trimestriellement sous la forme d'un comics d'une trentaine de pages, ce qui devrait nous occuper, si mes calculs sont bons, dans les 2 ans ...

Stupid, Stupid Rat Creatures!!

Après 15 ans et les quelques 1443 pages du best-seller Bone, ainsi qu'un court intermède avec la reprise de Shazam ! dans une mini-série de 4 numéros parue chez DC Comics, ses fans risquent néanmoins d'être fortement décontenancés devant le ton plus adulte et beaucoup plus noir, adopté pour narrer les péripéties de cet anti-héros spécialisé dans le vol des plus grandes œuvres d'art pour le compte de richissimes collectionneurs.




Jeff Smith
situe lui-même cette histoire entre "Le Faucon Maltais", "Blade Runner", et les adaptations au grand écran des aventures de Jason Bourne, le héros de Robert Ludlum ( "La Mémoire dans la Peau", etc. Vous vous souvenez de XIII ? (lui, non)) .

Le 2e numéro paraitra à la fin du mois.

L'originalité vient du fait que, pour commettre ses forfaits, ce vilain garçon utilise un appareil lui permettant de se téléporter dans d'autres dimensions, mais engendrant de tels effets secondaires (cf la couv' du premier volume) qu'il doit, pour s'en remettre, faire la teuf en buvant comme un trou, en fumant comme un pompier et en faisant des choses avec des dames comme ... euh ... Là, je n'ai pas bien compris, ma maîtrise de la langue de David Beckham étant, hélas, loin d'être parfaite ...
Inversement, pour re-voyager dans l'autre sens, son cœur doit redevenir aussi pur que celui d'un moine bouddhiste. Ouf ! Sauvé !




Faut-il y voir une parabole avec l'artiste en proie aux affres de la création ? Jeff Smith lui-même ne semble pas connaitre la réponse ...



Que signifient les 4 lettres composant ce mystérieux titre ? Jeff Smith lui-même ne semble pas connaitre ... Euuuuh ... Ah, si : la réponse devrait être donnée dans les prochains volumes ...
Bon, ben avec ça, on est bien barrés ... Il va falloir être patient, je vous le dis, moi ... En tout cas vous êtes prévenus, les gars, on va pas se marrer souvent !


Bon, ben j'y retourne, moi : c 'est bien beau tout ça, mais j'ai 2 ou 3 tomes de Bone à finir ...