(Bon, j'ai hésité à le publier celui-là, mais puisque je n'ai toujours pas trouvé de réponse...)
Une vie sans Barjot...
"Mais qu'est ce que c'est que ce titre de merde ?" aurait pu dire
la très raffinée
Crainte !
Il fallait vraiment que ce récit psychologique soit signé
Appollo et
Oiry pour que j'aie envie de me plonger dans cette histoire d'ado, plus proche de
Black Hole que des
Beaux Gosses.
Au lycée, j'aurais certainement détesté
Mathieu. Beau comme un camion -épargné par l'acné, ça aide- , ce gamin pas con, curieux et cultivé rêve d'études littéraires que ses parents lui laisseront faire à la capitale. Plutôt mûr et sûr de lui, bien dans ses baskets, il n'a même pas besoin d'être obsédé par le sexe comme les ados de
Sattouf : la fille dont il est secrètement amoureux lui tombe dans les bras : dégueulasse !
Certes, on pourrait reprocher à
Mathieu de lire des petits mickeys, mais même pas : monsieur est déjà passé à
Crumb,
Tardi et
Forest (de la vraie littérature, comme Pratt, quoi : pas de la bédé pour attardés) et rêve déjà de partir sur les traces de
Tintin et
Conrad (pas Didier, l'autre) au Congo. Rien que ça...
Bref, le camarade de classe haïssable.
Mais tout ça ne nous dit pas qui c'est ce
Barjot ? Et pourquoi
Mathieu "doit-il obligatoirement se la péter avec des citations en anglais" ? D'ailleurs, je me demande comment ils disent
"barjot" à Londres ?