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mercredi 19 décembre 2012

JDM


Cet enfoiré de Joann Sfar s'est vraiment défoncé le cul pour nous torcher une putain de belle couverture aux couleurs bien chiasseuses, cette semaine. Vous me direz : pour un journal de merde, c'était la moindre des choses. (à lire aux chiottes ?)

Je suis sévère : en pages intérieures, entre un second dessin de Sfar et une pub de Killoffer, Télérama nous propose tout de même une illustration de Golo et une autre de Squarzoni.
Par contre, pour la rétrospective 2012, ils ont zappé la mort de Moebius. Fort heureusement, Thierry Roland et Jean-Luc Delarue n'ont quant-à-eux pas été oubliés.

mercredi 10 octobre 2012

Bling-bling, bling-bling, bling-bling, bling-bling, etc.



C'est toujours le boxon, Porte de Pantin et ça ne s'est pas arrangé avec l'arrivée du tramway. Mais là, depuis qu'un Manouche a carrément planté sa roulotte en plein devant le parc de La Villette, je vous dis pas... D'autant que le gars n'a pas l'air de vouloir en bouger de sitôt. Non mais il fallait voir un peu l'ambiance hier soir où une trentaine de ses potes roumains l'avaient rejoint pour faire le bœuf !
Quand y'en a un, ça va encore, mais c'est quand... Hum, enfin, bref : que fait la police ?


Django Reinhardt in Les Triplettes de Belleville
Sylvain Chomet
2003

Django Reinhardt/Swing de Paris, une exposition de Vincent Bessières à voir à la Cité de la musique avant son expulsion, programmée le 23 janvier 2013.

***

Et apparemment, il y avait des complicités de l'intérieur ! :

Jeangot 1. Renard Manouche
Joann Sfar/Clément Oubrerie
à paraitre le 2 novembre chez Gallimard
Il sera difficile d'y échapper

Spécial dédicace à Manu, Brice, Clo-Clo et Nico ;-)


lundi 15 août 2011

Bédérama (3)


Toujours de la salade avec Crumb, Sattouf, Bilal et Mœbius (qui illustre aussi l'intérieur) , encore Beb Deum, encore Tardi et toujours Sfar... Finalement, c'est assez varié.








Comme ses lecteurs, Télérama boude la BD cet été. Pour en lire dans la presse, il faudra plutôt se procurer Elle (Pénélope Bagieu) ou Libé (Blutch, Sapin). Même L’Équipe magazine se met au manga avec une histoire de catch par... Jirō Taniguchi (on aurait préféré Profesor Furia) !


Été 2011 : L’Équipe découvre les mini-récits !

Apparemment VSD publie XIII, Le Parisien Pico Bogue et les lecteurs du Monde ont découvert Quai d'Orsay (il serait temps) ; c'est tellement caricatural que j'ai dû renoncer à vous proposer un quizz.
D'ailleurs, l'autre truc qui m'inquiète, c'est bien de voir que le nouveau Spirou est pré-publié dans... Le Figaro. Tout un symbole.

dimanche 14 août 2011

Bédérama (2)


Encore de la salade (il semble que je la mémoire accordée aux images soit limitée par mon "hébergeur") avec cette fois-ci : Hergé, Spiegelman, Sfar, Beb Deum, Sylvain Chomet et Marjane Satrapi.






dimanche 8 mai 2011

Varié(to)toche


Les festivités autour de l'exposition Brassens ou la liberté m'auront permis de découvrir -tardivement, certes- la belle Emily Loizeau.

La chanteuse franco-britannique était invitée le 17 mars dernier à la Cité de la Musique pour un concert-hommage unique. On se souvient en effet  qu'elle avait participé à la bande-son du Gainsbourg de Sfar.
Le choix des titres et leur réorchestration m'ont enchanté (notamment sur Ulysse, Gastilbeza, l'Homme à la carabine et Le Roi des cons, spécialement dédicacé à qui l'on sait) mais c'est surtout sa voix éraillée de pauvre pute précocement défoncée, sur La Complainte des filles de joie (que l'on retrouvera sur le double-album L'autre bout du monde), qui m'aura définitivement conquis et me permet d'oser faire le périlleux rapprochement entre Loizeau et Piaf.


Je passerai rapidement sur les petits contes du Camerounais André Ze Jam Afane, intercalés entre chaque morceau qui, en plus de casser le rythme, souffraient à mon avis de la comparaison avec les textes de Brassens. Bon, l'idée d'Emily était pourtant jolie. Disons que je suis désolé de ne pas avoir su l'apprécier à sa juste valeur...

Emily qui ?

(Merci à tante Giu pour cette découverte)
(l'image du Secret de la Licorne d'Hergé est empruntée au site Moulinsart-La vie de château)

samedi 5 mars 2011

La rançon de la gloire


Les portes de l'exposition Brassens ou la liberté, imaginée par Clémentine Deroudille -historienne de l'art et par ailleurs petite-fille de Robert Doisneau- et l'omniscient et totipotent Joann Sfar, récent interprète du rôle de Brassens dans son propre film Gainsbourg (vie héroïque), ouvriront le 15 mars à la Cité de la Musique (Paris XIXe). Le but est évidemment de faire redécouvrir au public la vie et l'œuvre du chanteur, mais "sous un angle inédit et parfois surprenant". Si.
Le public pourra ainsi découvrir, à travers une scénographie sylvestre, les émouvants petits carnets où Brassens composait textes et partitions et où il lui arrivait même de noter le public lors de ses tournées ("Juan-les-Pins : snob, St-Raphaël : moyen ...") ! Au sous-sol, une salle dédiée au "Brassens multiple" exposera les produits dérivés les plus incongrus et permettra d'écouter les adaptations plus ou moins exotiques de ses textes. Je ne sais pas si David Lemelin y sera représenté, mais comme je vous sens tous très impatients, je vous propose de découvrir l'hommage iconoclaste de cet acteur québécois, du collectif Prenez garde aux chiens.



Attention, cette vidéo film ne contient pas de dessins de Sfar

Deux bouquins illustrés par Joann Sfar tenteront de rentabiliser d'accompagner dignement l'évènement. L'un sera édité par Dargaud et l'autre part Gallimard (si, si, sic)...

Un gorille à Paris

Quant aux fauchés et/ou allergiques à l'art du dessinateur des fabuleuses aventures du Petit Prince (il paraît qu'il y en a dans la salle), ils pourront compléter leur visite par l'instructif petit Brassens-Le libertaire de la chanson de Clémentine, annoncé ce mois-ci en Découverte Gallimard. Son prix est lui aussi plus modeste et il est garanti 100% sans morceau de Sfar dedans. Les "connards" , comme les appelait Brassens, "qui disent que " [ses] musiques sont toujours les mêmes, ou (...) sont inexistantes" seront sans doute surpris d'y découvrir que le gorille travaillait et retravaillait ses textes et mélodies pendant des mois, voire des années ; un peu tout le contraire de l'instinctif Sfar, finalement. Mais bon, peu importe, le temps presse : l'expo se termine le 21 août 2011. Bonne visite.


"♫ Trompettes de la renommée...♫"

 Petit Brassens par Joann Sfar (à paraitre)

dimanche 12 septembre 2010

Sfar sur Arte

Plus que quelques heures pour voir ou revoir à l'œil sur le site d'Arte, le documentaire que Mathieu Amalric a tourné cette année sur Joann Sfar et ses carnets.
Diffusé pour la première fois le 5 septembre dernier, Dessins sera reprogrammé le mercredi 15 septembre, puis une dernière fois le lundi 20 septembre 2010.
Il devrait ensuite être disponible en "v.o.d.".



(ce billet s'auto-détruira dans quelques heures)

http://videos.arte.tv/fr/videos/joann_sfar_dessins_-3396452.html

dimanche 21 mars 2010

Bœuf aux Abattoirs

C'est au mois de janvier (déjà !), à la Cité de la Musique, à deux pas des anciens Abattoirs de La Villette, à qui il rendait hommage dans Trois Petits Tours, que Thomas Fersen a lancé Mythologie, son nouveau spectacle.



Crise du disque oblige (?), le CD n'est pas encore dans les bacs ; il faudra donc assister à l'une des représentations données lors de sa tournée nationale qui se terminera en juin pour découvrir les nouvelles versions de Barbe Bleue, de Billy the Kid ou encore de Dracula !
Je me fiche bien de savoir si Fersen est ou non un des représentants de la "nouvelle chanson française". Il est rare que ses fables amorales et bancales, aux rimes improbables ne me fassent pas au moins sourire. Sa silhouette et son air nonchalant me font penser à un Lagaffe qui aurait troqué son gaffophone (grand absent des vitrines du Musée de la Musique) contre l'agaçant (comme il le dit lui-même) ukulélé de Joann Sfar. Ses scénarios sont écrits au cordeau. Ses textes, au vocabulaire un rien désuet, qu'il ose chanter d'une voix nasillarde et molle (il fut pressenti pour être la voix du célèbre héros sans emploi de Franquin dans sa version animée) quand ils le nécessitent, témoignent de son grand sens de l'auto-dérision. À mes oreilles, il est le digne héritier des grands Boby Lapointe et Richard Gotainer.

C'est l'occasion de revoir ce "sordide" petit clip, réalisé en 2005,
avec l'aide des Kerascoët, par Joann Sfar, dont la trajectoire croise régulièrement celle du chanteur (Thomas Fersen avait participé en 2008 à Angoulême à un "concert dessiné" par Joann Sfar. Plus récemment, il apparaît également dans Gainsbourg, vie héroïque).