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dimanche 24 octobre 2010

Femme Blanche, Griffe Noire et Cartons Jaunes


Après Saint-Malo, excursion le week-end dernier sur les bords de la Marne, à Saint-Maur-des-Fossés, où Thierry Chavant, récemment interviewé par nos confrères de l'excellent Plan B(d), avait carte Blanche (Ha ! Ha !) pour rencontrer ses lecteurs au rayon BD bien achalandé de La Griffe Noire, dans une ambiance feutrée, à peine troublée par un téléviseur diffusant en boucle les dessins animés de Captain Biceps.
à repasser au feutre avant de mettre en vente sur ebay

C'était l'occasion de découvrir cette librairie généraliste engagée et particulièrement motivée si l'on en croit l'hallucinant amoncellement de panonceaux criards vantant les qualités de ses non moins innombrables coups de cœur, disséminés dans le moindre recoin. Probablement une sorte de record en la matière. C'est bien simple : on ne voit parfois même plus les bouquins en-dessous !

" Tiens. Prends ça dans ta face ! 
Captain Biceeeeps !!! "

Tiens bon, Thierry : la résistance s'organise !

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Bonus Griffe Noire : ex-libris de Meynet pour... La Griffe Noire.


samedi 26 juin 2010

Une Tigresse à Pigalle


Alors comme ça, on s'absente quelques semaines en Californie, et ces x#x*x de la Galerie 9eArt en profitent pour exposer à Paris quelques travaux (essentiellement des planches de Tigresse Blanche) de Didier Conrad... Angelin d'adoption ! J'enrage.


Puisqu'on est dans la capitale, rappelons que le toujours excellent Express BD... -Pardon : Nouvel ExpressBD™ (formule enrichie)- poste en haute déf' l'intégralité des strips de Voir Paris et mourir, le dernier épisode des nouvelles aventures d'Alix, écrites par Wilbur.

(J'ai finalement réussi à voir les originaux invendus. Ouf, ça finit bien .)

dimanche 4 octobre 2009

L'Évangile selon Mathieu

M-A. Mathieu, Delcourt, 2009

Cela ne me rajeunit pas mais je suis assez fier de me compter, mine de rien, parmi les plus anciens et fidèles lecteurs de Marc-Antoine Mathieu (frère de Gérard), un auteur (également scénographe reconnu) dont le talent et l'intelligence lui permettent de s'adresser aussi bien au grand public habitué aux surpr super-productions Delcourt (qui édite notamment Julius Corentin Acquefacques, Prisonnier des Rêves, un lointain cousin de Little Nemo, fonctionnaire au ministère de l'humour) qu'à l'exigeant et raffiné lectorat élitiste de L'Association (où il a déjà signé trois "Pattes de Mouches").

Gérard Mathieu et Clotaire Legnîdu
in Le Banni n°1 (février/mars 1988)

Ses premiers récits, très noirs et d'ailleurs déjà tout de noir et blanc z'habillés, assez influencés par Tardi, parurent dans les pages de Marcel/Le Banni, deux éphémères magazines lancés dans la deuxième partie des années 80 par Marcel Coucho (Trade Marque), ancien membre illustre de l'écurie Fluide Glacial dont je regrette toujours amèrement le départ. On peut aussi en rapprocher les histoires, bien que plus crades, du dessinateur Kafka, également présent au sommaire du Banni.

L'unique numéro de Marcel,
qui aurait mérité de concurrencer plus longtemps Fluide Glacial

Deux histoires de cette époque, Octobre Noir (Marcel I, 30-33) et Chez Noël (Le Banni I, 19-23), ont été reprises dans l'album L'Ascension et autres récits, où Mathieu abordait déjà la question du divin, dans un récit-titre commandé en 1994 par les éditions Autrement pour le collectif Le Retour de Dieu.Paris-Mâcon, un autre de ces récits complets (Le Banni III, 34-45), réalisé avec son autre frère Jean-Luc sous le pseudonyme commun Mathieux, est également paru en album à l'italienne dans la Collection X de Futuropolis.


Les quatre planches de Monsieur Hamid (Le Banni II, 6-9) dont l'ambiance rappelle cette fois le blues de Louis Joos ou des premiers Loustal, ne furent reprises que dans le tirage de luxe de l'album Le Début de la Fin/La Fin du Début (J.C.A. tome 4)
Quant à N'Entrez pas Dans le Jardin Fermé (Le Banni IV, 50-56), un récit de sept pages au lavis, co-écrit avec Jean-Luc, il reste toujours inédit en album.


Aujourd'hui, bien que paraissant moins pessimistes (?), les récits de Mathieu demeurent assez sombres. Les cauchemars ont fait place à la rêverie et le dessin, s'il ne s'est pas éclairci -il faut voir Mathieu jouer avec les noirs dans Les Sous-sols du Révolu (pp 20-21)-, est devenu plus personnel, tantôt épuré, tantôt surchargé, mais immédiatement reconnaissable et tout à fait adapté aux mondes kafkaïens peuplés de foules anonymes amassées en troupeaux au pied de constructions stalino-schuiteniennes, dépeints par l'auteur : Brazil et Les Cités Obscures ne sont pas loin.


Aucun paradoxe ne résiste aux raisonnements par l'absurde de M.-A. Mathieu qui nous rappelle, un peu comme le faisait le magazine Pilote de la grande époque ou, dans un tout autre genre, Émile Bravo (également passionné par la science), avec Les Épatantes Aventures de Jules, que l'on peut s'amuser à réfléchir !

Ex-libris en 3-D (à déguster pleinement avec les lunettes anaglyphes !)
pour La 2.333e Dimension, Delcourt, 2004.

Il faut absolument au moins lire L'Origine, le premier tome des rêveries de Julius Corentin Acquefacques dont la faille spatio-temporelle (nous n'en révèlerons pas l'astuce ici) que je pris au premier coup d'œil comme un défaut, faillit me faire rapporter le livre à la librairie
!


Ce n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard si, comme Émile Bravo dans La Question du Père (la cinquième aventure de Jules, où l'un des protagonistes n'est autre que le Père... Mathieu !), M.-A. Mathieu, qui se définit comme "agnostique pratiquant", aborde lui aussi le thème de la religion dans son dernier ouvrage.
En convoquant Dieu en personne sur Terre et en confrontant ainsi le divin au réel, il exploite peut-être le paradoxe ultime. Que sortira-t-il de cette rencontre entre cette Entité Spirituelle et les Hommes, croyants ou non, qui ne vont pas tarder à lui demander de rendre des comptes ?

Ex-libris pour Mémoire Morte, Delcourt, 2000.

On l'a bien compris, nul besoin d'être passionné de Mathématiques, de Physique ou de Spiritualité pour savourer ces histoires, car en vérité je vous le dis, c'est bien de notre société matérialiste, consumériste, mondialisée, de plus en plus judiciarisée et hyper-médiatisée jusqu'à l'absurde qu'"Il" est censé avoir créée que Mathieu se joue dans Dieu en Personne.
Il serait regrettable que le format (+- 130 pages), le caractère à priori austère (absence de couleurs) et le prix (commandez-le à la bibliothèque si vous ne pouvez pas dépenser les 17,5 € qu'il mérite cependant) fassent rater cet album aux "novices". Une suggestion pour en minimiser le coût, Mr Delcourt : pourquoi ne pas l'avoir imprimé sur... papier-bible ? Arf ! Arf ! Arf ! Hum.
Bref, heureux ceux qui ouvriront là pour la première fois un bouquin de Marc-Antoine Mathieu car n'est-il pas écrit que "les derniers seront les premiers" ?
Allez, amen et bon dimanche, les z'ouailles.


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Pour en savoir plus :
Tout sur Marc-Antoine Mathieu.
Interview chez Delcourt pour Dieu en Personne.

jeudi 16 avril 2009

Biri et la Cité de Verre

Les lecteurs ont du talent.

Mon italien laisse toujours autant à désirer.
Je n'avais pas capté, en visitant son blog Comics Metropolis consacré à la bande dessinée et à l'architecture, que notre camarade transalpin Biri (en compagnie notamment du dessinateur Giulio de Vita) avait participé au design de l'exposition "Città di vetro" consacrée à l'adaptation en comic par David Mazzucchelli et Paul Karasik (sur une idée d'Art Spiegelman) de Cité de Verre, le premier tome de la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster.


Cet évènement se tiendra jusqu'au 26 avril à Pordenone, capitale, comme chacun sait, de la province de Frioul-Vénétie Julienne (Friuli-Venezia Giulia).


En jouant intelligemment avec le verre et les "gaufriers", les réalisateurs de cette petite exposition ont semble-t-il réussi à créer une ambiance propice à la découverte de ces planches.
Comme quoi, avec de petits moyens, un minimum d'imagination et beaucoup de motivation, on peut réaliser de belles choses. Encore faut-il aimer la Bande Dessinée.

La visite guidée avec Paul Karasik :


dimanche 7 décembre 2008

Freddy, ami, partout, toujours !

journal amis freddy lombard cornillon
Ne se contentant pas d'animer le Club des Amis de Freddy (du prénom de Freddy Lombard, le héros au goût délicieusement rétro créé au début des années 80 par Yves Chaland) et son blog éponyme, l'infatigable Geert a courageusement décidé de se lancer dans l'aventure du fanzinat en éditant Le Journal des Amis de Freddy.
En ces temps de récession et de tout-internet, il faut être sacrément culotté pour oser se lancer dans pareille entreprise, d'autant qu'on ne compte plus les ouvrages consacrés au génial créateur du Jeune Albert et d'Adolphus Claar.

Mais heureusement pour nous, donc, le cœur a ses raisons que la raison ignore. Ainsi, Geert et sa fine équipe de passionnés réussissent l'exploit de dénicher et nous faire partager des scoops et documents encore inédits dans les 22 pages que comporte ce pointu magazine, impeccablement imprimé, numéroté, et illustré par Luc Cornillon (qui avait lui-même réalisé son fanzine, L'Unité de Valeur, en compagnie d'Yves Chaland, dans les années 70), ainsi que par le dessinateur flamand au style"atomique", Lode Devroe qui signe le très bel ex-libris.

ex libris lode devroe freddy lombard journal amis freddy
Les commentaires élogieux de lecteurs pleuvant d'ailleurs sur le blog du Club des Amis de Freddy, je me dévoue donc (à contre-cœur !) pour faire le ronchon de service...
On regrette en effet que ce passionnant premier numéro ne soit pas plus épais, d'autant qu'en bourrant un peu, on pourrait sans doute y faire tenir d'autres informations. (si je compte bien, il y a 6 pages peu ou pas utilisées...).
On aurait également bien aimé y trouver, à défaut d'une illustration de Gert Dooreman (je me demande encore si l'étonnant article d'Étienne Dupont concernant les albums de Blondin et Cirage de Jijé est un canular ou non !) au moins un tout petit dessin inédit de Stanislas (oui, je sais, je suis difficile...) afin d'accompagner la passionnante interview réalisée par le jeune, talentueux et sexy Vincent Brunner, étoile montante du journalisme. (Vincent, tu m'expliqueras le coup du benday quand tu auras deux minutes, s'il te plait ?)
Voilà, c'est dit, je sens que les ADF vont m'attendre à la sortie ! ("Totoche, t'es qu'un salaud ! On l'attend toujours ton "Journal des Amis de Mac, Tim et Tony", tu verras si c'est si facile à faire ! Enfoiré, tu vas voir ta gueule !").
L'essai étant marqué, il faut maintenant le transformer. Bon courage, Geert !
Pour tenter de me faire pardonner, je joins donc à ce billet deux images publicitaires d'Yves Chaland, que les spécialistes reconnaitront, retrouvées dans la malle à Totoche.

publicité chaland chaussures gepy autocollant
Ne tardez pas pour commander votre exemplaire (s'il en reste encore), afin de ne pas pleurer dans quelques années, quand vous lirez sa cote au B.D.M ! ... Sinon, il pourra également constituer un cadeau de Noël économique et de bon goût pour votre beau-frère préféré...

chaland carte aux livres d'alesia
Bonne lecture les amis.
Salutkjes. !

mercredi 6 août 2008

Peeters, entretiens avec RG


Les Rendez-Vous de la Bande dessinée d'Amiens sont, chaque année, l'occasion de découvrir d'intéressantes expositions mettant en valeur des auteurs aux styles variés, ne s'adressant pas qu'à un public de "bédéphiles" pointus et élitistes (suivez mon regard ...).

Après nous avoir fait découvrir le travail du mangaka Jirō Taniguchi l'an dernier, la grande salle accueillait pour cette édition le Suisse Frederik Peeters, l'auteur de "Pilules Bleues","Koma", "Lupus", "Constellation" ...
Si vous ne connaissez pas le travail de cet auteur, piochez au hasard dans la liste, il est fort peu probable que vous soyez déçus ("Lupus" est peut-être un peu plus "ardu" pour des personnes n'ayant pas l'habitude de lire de la bande dessinée, mais ce n'est qu'une opinion personnelle ...)

La partie de l'exposition qui m'a le plus intéressé fut sans conteste celle concernant les planches de "RG", la série inspirée par les souvenirs de Pierre Dragon, ancien flic, donc, de ces "Renseignements Généraux".
Ayant déjà lu et apprécié la mise en couleur de "Ryad-sur-Seine", le premier tome de ce diptyque (il semblerait hélas que leur collaboration, pourtant efficace, s'achève avec "Bangkok-Belleville"), je pensais tomber soit sur des planches en couleurs directes, comme on dit dans le jargon, soit sur des planches encrées accompagnées de mise en couleur sur bleus, comme j'avais appris que cela se faisait dans les manuels techniques consacrés au neuvième art.
Quelle ne fut pas ma surprise en ne découvrant ... ni les unes, ni les autres !
En effet, Peeters adopte pour cette série, un encrage à la plume, rehaussé par un très sobre et néanmoins superbe lavis monochrome, terre de Sienne pour le premier tome, et indigo pour le second, (excusez-moi si j'écris des conneries, là, mais je suis daltonien ... Bon en gros c'est soit marron, soit bleu, vous allez pas me chier une pendule pour ça, non mais c'est vrai quoi ...).
Et pourtant, la version définitive, celle que vous lirez dans le bouquin, est bel et bien en couleurs ! Même si cette mise en couleur très réussie, intelligente, quoique parfois un peu surchargée, est de Frederik Peeters lui-même (on n'est jamais si bien servi que par soi-même), je me suis demandé pourquoi le dessinateur s'était octroyé cette double charge de travail : était-ce par pur plaisir de "peindre" ses images ? Ressentait-il la nécessité de travailler les ombres et les reliefs avant "réelle" mise en couleur ? La colorisation avait-elle été imposée dans un second temps par l'éditeur ? ... J'ai fini par décréter que ma version préférée était la "monochrome" ...

Mais assez déblatéré : je vous laisse vous faire votre propre opinion en découvrant ces quelques images, avec tout d'abord une mise en parallèle des planches originales de "Ryad-sur Seine" (photographiées à Amiens), et des pages de l'album correspondantes, puis les planches originales seules (je ne possède hélas pas le deuxième tome) de "Bangkok-Belleville". (Je suis étonné, le directeur de collection, Joann Sfar, ne m'a toujours pas envoyé mon exemplaire dédicacé !)

Ryad-sur Seine :








Bangkok-Belleville :



Aïe, aïe, aïe, désolé pour les reflets,
les expos sont intéressantes,
mais la salle de lecture où elles se déroulent est beaucoup trop éclairée ...







Ils auraient presque fini par me rendre les flics sympathiques,
ces deux-là : il était temps que la série s'arrête !

Et pour vous consolez, si vous avez raté l'exposition, vous pouvez allez visiter celle en ligne, proposée par le site BD Gest'.

lundi 7 juillet 2008

Le Roi de l'ex-libris


J'ai découvert Armand Rassenfosse (1862-1934) par hasard en me baladant à Bruxelles où le Botanique lui consacrait une exposition de mai à juillet 2006.


Cet illustrateur liégeois était un autodidacte admirateur dès son jeune âge de Félicien Rops, qu'il eut par la suite la chance de rencontrer et avec qui il se lia d'amitié.
Graveur et lithographe, il travailla comme affichiste, ce qui lui permit de rencontrer Jules Chéret à l'imprimerie Daix.


Son œuvre est entièrement consacré à la représentation de la femme, son idéal de beauté, de la petite fille candide à la femme dépravée et diabolique, en passant par la mère attentionnée (serait-ce la même ?) , ce qui lui permit d'illustrer brillamment "Les Fleurs du Mal" de Charles Baudelaire.


J'apprécie particulièrement la simplicité de ses ex-libris, qu'il créait en partie pour la collection de sa femme Marie, qui comportait pas moins de 10.000 pièces (!) venues du monde entier.
Il en réalisa une centaine, de 1890 à 1930.





"La veuve prévoyante"

L'historien d'art Joost De Geest, spécialiste de l'art belge du XIXe et du XXe siècle lui a consacré un ouvrage, aujourd'hui malheureusement épuisé.


A signaler également l'existence d'un petit catalogue réunissant certains de ces ex-libris dans un catalogue d'exposition de l'Université de Liège. (pas vu)

jeudi 12 juin 2008

Cari Bichick








Les bichicks (bisik ou bichiques) , c'est un peu le caviar de l'Océan Indien : ces alevins du Sicyopterus lagocephalus, que l'on pêche dans la Rivière des Roches du côté de St Benoît, et dont les Réunionnais sont friands, se monnaient en effet à prix d'or dès que la rumeur annonce que "Bisik la monté".


Mais c'est également le nom que les éditions du Centre du Monde, qui publiaient déjà depuis 1986 le mythique fanzine Réunionnais "Le Cri du Margouilat", donnèrent à une collection de petits albums de bandes dessinées au format "à l'italienne", mettant en valeur les plus prometteurs de leurs alevins, et qui furent édités entre 1997 et 2001.



Après Tehem et son fameux "Tiburce" (genre de "Titeuf-péï") , relatant les tribulations d'un jeune yab*, ce fut au tour de 2 autres piliers fondateurs du "Margouillat" de se voir publier dans cette éphémère collection, à savoir :
- l'ignoble** Igor Hobopok, dernier descendant d'une longue lignée de négriers, esclavagistes, chasseurs d'esclaves marrons et dont le père est célèbre pour avoir importé le Ku-Klux-Klan dans les Mascareignes, du moins si l'on en croit l'introduction du "Temps béni des Colonies"
- et Li-An (qui avait déjà réalisé "Planète lointaine" en 1998 chez Delcourt) , avec "La ti Do" , digne des meilleurs family-strips du Golden Age américain tels "Little Orphan Annie" de Harold Gray ou bien encore "Blondie" de Chic Young.


(*habitant des Hauts, au phénotype "blanc")
(** dixit Appollo)







Un 7e tome, "Zistoir Plafon" du regretté Séné, qui avait été annoncé pour 2003, n'a malheureusement jamais vu le jour. (Le projet ne serait néanmoins pas totalement abandonné, si l'on en croit certaines rumeurs ...)
En effet, après une première extinction de voix en 1998, "Le Margouillat" s'est de nouveau tu après un ultime baroud d'honneur lors de la campagne présidentielle de 2002, entraînant l'extinction des fameuses bichiques.


Définitivement ???
Mmmmh ...
Au pied du Piton de la Fournaise, en tout cas, on sait qu'il faut être prudent dans ce genre d'affirmation !
Alors ? "Le Margouillat" rouvrira-t-il un jour sa grande gueule ?
Là encore, les rumeurs vont bon train !




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Bonus : 2 collectors-péï, offerts par Totoche :


Il aura fallu 7 ans pour terminer ce dessin :
mais pour une fois, ce n'est pas la faute de Serge Huo-Chao-Si,
autre collaborateur du"Margouillat" et dessinateur
de la superbe mais inachevée "Grippe Coloniale" !



Ex-libris "Des Bulles dans l'Océan", pour "Tiburce"