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mercredi 27 février 2013

Mon cher Maurice...


Maurice Rosy est décédé à Paris à l'âge de 85 ans.


Plutôt que de lister tous ses travaux, j'ai préféré laisser Yvan Delporte lui rendre hommage. C'était en 1995, à l'occasion de la reprise de ce gag "psychédélique" paru à l'origine en 1966 dans le n°1465 de Spirou, avec René Goscinny et Greg en invités-surprise !


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Tif et Tondu 8 / La Villa du Long-cri / Will-Rosy / Dupuis /1966

mardi 25 décembre 2012

Le Noël d'Astérix


J'espère que vos cadeaux hi-tech vous ont plu. Quant à moi, je garde toujours un souvenir ému de celui, bien plus basique, reçu il y a quelques années à l'occasion d'un "arbre de Noël".


 Ce cadeau, de la marque CEJI, date apparemment de 1976 et aurait normalement dû m'apprendre à dessiner comme Uderzo. Bon... Force est de constater que tout ne s'est pas passé exactement comme je l'avais imaginé.
En revanche, ce dont je n'arrive pas à me souvenir, c'est la raison pour laquelle ce présent m'échût. En toute logique, vus mes goûts de l'époque, c'est plutôt une bagnole téléguidée qui aurait dû échouer dans mes petits souliers !
Alors ? Erreur du Père Noël ? Lot par défaut (il fallait courir vite et se battre pour obtenir son lot !) ? Quelle fut la part de l'instinct ? Celle du hasard ? Était-il alors possible d'imaginer les conséquences désastreuses de ce choix innocent ???
Des années plus tard, du haut de ces étagères, des milliers d'albums nous contemplent.







La boîte et les feuillets sont toujours dans un état neuf, mais la mini-table lumineuse a disparu ; c'est vrai que je ne m'en servais plus depuis longtemps. Peut-être devrais-je l'offrir à quelqu'un à qui ce serait plus utile...
Vous croyez que ça pourrait intéresser Mébarki ?

Bises et bon Noël !

mercredi 19 décembre 2012

Tintin en Amérique


 Marne-la-Vallée (Mickeyville-en-Brie) ressemble chaque jour un peu plus au Domaine des Dieux. Pourtant, il semblerait qu'un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Mais pour combien de temps ?



 La rue Morris ne semble pas indiquée. Un type à qui j'ai demandé mon chemin m'a répondu : "Étranger, ici on n'aime pas les étrangers.". Je n'ai pas cru bon insister.

lundi 23 juillet 2012

Jouons avec Yann


Notre ami scénariste a mélangé sa documentation : sauras-tu l'aider en retrouvant l'album dont est tiré cette case ?

dimanche 25 septembre 2011

La Zizanie


N'ayant pu réagir à temps sur la brillante analyse d'Astérix le Gaulois par Michel Serres ("éloge du fascisme" tout de même, il fallait oser la sortir celle-là) qui n'est même plus postcastable sur France-Info -d'autres, comme Pat Rik (chez qui vous pourrez ré-couter l'émission) ou Damien Boone s'en sont chargés avec brio-, nous avons préféré laisser à Goscinny et Uderzo le soin de répondre eux-mêmes à ces séniles insanités que partagent parfois quelques imbéciles, quelque soit leur parti politique ou leur couleur de peau, dont le point commun est de n'avoir jamais lu Astérix (ou alors d'être très, très cons) :



Voilà : comme dans La Zizanie, Tullius Detritus (qui dans la réalité ressemble plutôt à Agecanonix) a fini par fuir la queue entre les jambes. Il aura au moins permis à notre grosse bande de chouettes copains de rigoler un bon moment car, de toutes façons, "le soir venu, ces humains auront tout oublié. Et sous le ciel étoilé qui les recouvre, sans avoir toutefois l'intention de leur tomber sur la tête, nos Gaulois se seront réunis pour un de leurs traditionnels banquets, et cætera, et cætera".

"Je ne sais que dire, mes chers amis, devant cette merveilleuse surprise..."

jeudi 15 septembre 2011

La Marque Jaune attaque de nouveau

Pour la troisième fois, le ou les redoutables individus qui opèrent sous le couvert de la mystérieuse Marque Jaune viennent de se manifester de stupéfiante façon. Après le le raid contre le Titeuf de Zep il y a quelques années, 

après l'enlèvement de tout un village gaulois il y a quelques mois, 






  
voici que la Marque Jaune, en dépit de l’extraordinaire dispositif de protection assurant la sécurité du film de Spielberg a réussi à pénétrer dans la chambre des joyaux du musée Hergé à Louvain-la Neuve afin de vendre des sandwiches à la viande.


(handmade by Totoche)

(d'après E.P. Jacobs)

mercredi 24 août 2011

Petit Nicolas et grand vizir

Le saviez-vous ?
C'est en écrivant une nouvelle du Petit Nicolas que René Goscinny eut l'idée de créer l'ignoble Iznogoud, un personnage qui fera son apparition sous la plume de Jean Tabary en 1962, non pas dans Pilote mais dans le magazine Record.

Dans cette interview datant de 1975, ils dissertent ensemble de leur art.

lundi 22 août 2011

Taba...r.i.p

Jeannot Tabary (1930-2011)


Les personnages doivent-ils survivre à leurs créateurs ? Jean Tabary répond à cette délicate question en 1977, au lendemain de la mort de René Goscinny.



Merci Monsieur Tabary.

samedi 24 juillet 2010

dimanche 3 janvier 2010

Épitaphe pour Ric Hochet


Tibet vient donc de nous jouer - à 78 ans- sa dernière kidordinnerie, après avoir infatigablement illustré, pendant plus d'un demi-siècle et essentiellement pour le journal Tintin, les aventures du cow-boy Chick Bill (écrites par lui-même, Duchâteau ou Greg, mais également par Goscinny et Rosy) et les enquêtes du détective Ric Hochet (imaginées par le même André-Paul Duchâteau).

Je me demande combien de personnes ont réussi à lire l'intégralité des cent-cinquante épisodes cumulés de ces deux séries-fleuves..? Pour ma part, j'ai bien dû en dévorer une quinzaine de chaque, à l'époque où père nous les ramenait de la bibliothèque, avant d'embrayer sur d'autres westerns comme Lucky Luke, Les Tuniques Bleues et Fort Navajo, et d'autres enquêtes, menées cette fois par Gil Jourdan, Ginger ou encore Sammy-de-chez-Dupuis-en-face.
Ouaip, le temps passe, les petits lecteurs grandissent et leurs goûts évoluent (plus ou moins)...
Comme Lambil ou Morris, Tibet était un de ces serial-dessinateurs, plus soucieux de contenter son jeune public, son éditeur (et son banquier !), que d'éviter le Top-Daube des sombres grincheux frustrés et rassasiés. Car si l'interminable liste des titres de Chick Bill (La Maison du Plus Fort, La Bonne Mine de Dog Bull, L'Homme qui a tempêté...) et de Ric Hochet (Le Disparu de l'Enfer, Le Double qui tue, Les Messagers du Trépas - brrrr...) pourrait presque paraître "pathologique" aux yeux de ces derniers, l'essentiel est qu'elle fasse encore rêver les plus petits, avides de nouvelles aventures.


Je me souviens en particulier des tout premiers et très mignons épisodes de Chick Bill (édités à l'époque en noir et blanc par Distri BD), où celui-ci, Petit Caniche, Dog Bull et Kid Ordinn (tout comme dans Popol et Virginie chez les Lapinos d'Hergé), n'étaient encore que des animaux anthropomorphes ; il est vrai que Tibet avait débuté chez Disney-Belgique ! Si vous avez des gamins en âge de lire, voilà un excellent alibi pour découvrir ou redécouvrir ces histoires.

Biographie de Tibet
(in Tintin Super-Jeunes, Lombard, 1985)

WANTED :
Tibet
& Morris

Dany, Duchâteau et Tibet

Enfin, et même si je devais m'apercevoir par la suite qu'il faisait apparemment toujours les mêmes dessins (ce qui reste finalement le moyen le plus efficace d'enrayer leur trafic), Tibet fut un des premiers auteurs que j'épinglai fièrement à mon tableau de chasseur de dédicaces, inaugurant ainsi, et malgré lui, une nouvelle liste, carrément pathologique cette fois-ci ! (dédicace à venir)

Les Diables à Quatre (Chick Bill t. 44)
Tibet/ Maurice Rosy (non crédité)
Lombard,1956/1987

Bonne année 2010 quand-même (ça commence bien...).

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Les photographies anonymes de la soirée organisée le 5 mai 1983 à Bruxelles pour les 30 ans de Chick Bill sont extraites du journal Tintin (n°407 du 28 juin 1983).

dimanche 28 juin 2009

Quinternautes


Ceux qui ont eu l'occasion d'avoir un jour entre les mains un exemplaire des "Andanzas de Patoruzú", le cacique tehuelche créé en 1931 (en fait, il apparait dès 1928 sous un autre nom) par Dante Quinterno, le "Disney argentin", n'ont certainement pas pu s'empêcher de faire, comme moi, le rapprochement avec un autre indien, celui imaginé à l'origine pour le public étasunien par René Goscinny et Albert Uderzo : Oumpah-Pah le Peau-Rouge (le puma est son totem).


Cette hypothèse ne me parait pas absurde, surtout quand on sait que Goscinny passa son enfance à Buenos Aires, et qu'il est plus que probable qu'il y ait lu les historietas de Dante Quinterno alors qu'il était en culottes courtes et commençait déjà à écrire et dessiner pour Quartier Latin, le journal du lycée français où il était scolarisé.

Comment Patoruzú est tombé dans la marmite ?

Certains, à l'autre bout du monde, voient même des influences directes de Patoruzú -qui est à l'Argentine ce que Condorito est au Chili- sur notre Astérix national (que divers partis politiques ont d'ailleurs plusieurs fois essayé de "récupérer", le dernier en date à souiller la mémoire du "juif laïc" -dixit Pascal Ory- qu'était Goscinny étant le désormais presque liquide Jean-Marie Le Pen).


Que penser alors de Patoruzito, le petit indien de la revue éponyme créée en 1945 par Quinterno pour contrer le magazine Rico Tipo de Guillermo Divito, contant l'enfance de Patoruzú ?


La ressemblance avec Hiawatha, imaginé par les studios Disney en 1938, dont je lisais les aventures dans Mickey poche quand j'étais môme, me parait plus que suspecte !
On sait que Quinterno voyagea aux États-Unis en 1934 afin d'entrer en contact avec Walt Disney, mais j'ignore s'il participa de près ou de loin à la réalisation de certains dessins animés ou s'il se contenta de visiter les studios.

Ton heure viendra, ignoble Mahmoud !

Ce qui est sûr, c'est qu'on ne pourra pas ôter à Mirco Repetto -le scénariste- et -Tulio Lovato-, le dessinateur de Patoruzito le mérite d'avoir été largement en avance sur les Bébés Disney, sur l'enfance d'Astérix et Obélix, et même sur La Jeunesse de Blueberry !



Bijou d'animation :

dimanche 5 avril 2009

Le Petit Nicolas a toujours la banane

L'actualité vous déprime ? Vous n'avez plus un rond pour sortir ? Vous n'avez pas envie de vous prendre la tête après le boulot (si vous en avez encore un) avec une expo "intello" ???


Un conseil : foncez à l'Hôtel de Ville de Paris découvrir la sympathique (et de surcroît gratuite) exposition consacrée au Petit Nicolas de Sempé et Goscinny. Pas de panique, vous avez le temps : devant son succès, l'exposition est prolongée jusqu'au 4 juillet 2009.


Je ne vous ferai évidemment pas l'affront de vous présenter le Petit Nicolas dont vous avez certainement lu les aventures quand vous étiez mômes. À la maison, c'était surtout mon frère qui les dévorait ; dans la collection Folio Junior, si mes souvenirs sont bons.

Cette semaine : jouons avec... Nicolas !
Un Petit Nicolas "Pirate" réalisé en 1962 par un certain Peli, dans le n° 140 de Pilote.
Ce que ne dit pas l'expo, c'est que ce Peli n'est autre que... Eddy Paape,
le dessinateur de Marc Dacier et de Valhardi, entre autres !

On rappellera juste que c'est le 29 mars 1959 que le Petit Nicolas fit officiellement son apparition dans les pages de Sud-Ouest Dimanche, tout simplement car Jean-Jacques Sempé vivait à l'époque à Bordeaux.

Planche publiée en 1955 dans Le Moustique,
extraite de René Goscinny, profession humoriste

de Guy Vidal, Patrick Gaumer et Anne Goscinny, Dargaud, 1997

(merci Raymond)

Mais en fait, de 1955 à 1956, le magazine belge Le Moustique avait déjà publié 28 pages d'une bande dessinée du Petit Nicolas signée par Sempé et un certain... Agostini ! Dommage que les éditions Dupuis, propriétaires du périodique, n'aient pas donné suite à ce personnage, futur best-seller mondial qui sera traduit par la suite dans une trentaine de langues, jusqu'en Chine et en Corée. (Des années plus tard, Dupuis, fidèle à sa grande tradition, laissera filer Zep et son Titeuf vers d'autres horizons, mais c'est une autre histoire.)

Le saviez-vous ? :
C'est en apercevant un autobus arborant une publicité pour le célèbre pinardier
que Sempé eut l'idée de prénommer son personnage
Nicolas.

Après une brève mais touchante introduction reconstituant sommairement l'atelier des deux auteurs, cette joyeuse exposition présente donc, au milieu de tables d'écoliers, 160 dessins de Sempé dont 30 aquarelles inédites réalisées à l'occasion de la publication cette année aux éditions IMAV de tapuscrits inédits de René Goscinny réunis dans "Le Ballon et autres histoires inédites", paru en mars. Une adaptation cinématographique (sur laquelle on ne s'étendra pas non plus) est également prévue pour la rentrée.
Dans les deux cas, Nicolas et sa bande évoluent toujours dans le même monde spacio-intemporel : les autobus ont toujours l'air d'être tout juste sortis de chez Panhard ou Chausson et les gosses continuent à s'amuser dans le terrain vague au volant d'une carcasse de Traction Avant Citroën. C'est à se demander si les parents de Clotaire ont la télévision en couleur (ne parlons même pas d'écran plat) !

Du haut de la Royal Keystone de Goscinny, un demi-siècle de bandes dessinées nous contemple.

Évidemment, ces miniatures en noir et blanc contrastent avec les imposantes compositions ultérieures de Sempé devant lesquelles j'étais resté sur le cul quand j'eus l'occasion de les admirer à l'exposition réalisée en 2005 dans la chapelle Saint-Sauveur de Saint-Malo. Elle n'en sont pas moins rafraîchissantes, et c'est le nez collé devant les cadres qu'on se rend vraiment compte de la finesse du trait du dessinateur, ce que ne reflètent pas forcément les reproductions en petits formats.

René Goscinny, vu par... René Goscinny.

Je n'ai finalement pas acheté le dernier inédit (c'est le troisième si je compte bien, non ? On se demande combien d'autres Anne Goscinny va nous sortir de son tiroir magique !), mais cette exposition m'a motivé pour essayer de retrouver ces bouquins qui doivent somnoler au grenier, chez Grand-mère Totoche.
On pourra enfin compléter cette visite par une balade de l'autre côté de la Seine jusqu'à la galerie Martine Gossieaux, rue de l'Université, qui expose également en ce moment des œuvres de Sempé.

Un regret tout de même : celui de n'avoir pas pu emprunter le rejeton de Tonton Michel, qui doit avoir grosso-modo le même âge que Nicolas, afin d'avoir le plaisir d'observer les réactions d'un gamin d'aujourd'hui devant ces histoires d'un autre âge.

Péchés de jeunesse de Goscinny.
Sur le bulletin scolaire du lycée de Buenos Aires (coupé, à droite) on peut lire que Goscinny,
récompensé par un prix d'excellence, était toutefois "moyen" en expression écrite.


Sempé et Goscinny font les zouaves.

Râââââh, allez, encore une, je ne résiste pas.

Pour en savoir plus, on peut visionner un court reportage traitant de cette exposition (avec des vrais morceaux de Sempé et Goscinny dedans) sur la télé de Clotaire.