Affichage des articles dont le libellé est Muñoz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Muñoz. Afficher tous les articles

mercredi 12 décembre 2012

Travaux Prattiques


Laura chez Céleste
Il fallait être sacrément gonflé pour oser aller frapper à la porte d'Hugo Pratt afin de lui demander conseil. C'est pourtant ce que fit ce premier septembre 1972, du haut de ses quinze ans, la jeune Laura Scarpa, une passionnée de fumetti qui avait flashé l'année précédente sur La Ballade de la mer salée. Une excellente idée toutefois puisque, dans les années qui suivirent, Laura eut la chance de recevoir encore quelques cours particuliers, notant fébrilement sur ses petits carnet (déjà !) les saintes paroles professées en vénitien par le "Maître de Malamocco".


Depuis, Hugo a rejoint Raspoutine et Laura a consacré sa vie à la bande dessinée, que ce soit en tant que dessinatrice -elle débuta dans Linus et illustra entre autres C'est la vie (dont seul le premier tome a paru en 2001 en français chez La Mascara/Privilèges) sur un scénario de son ami Carlos Trillo, ou en écrivant des ouvrages spécialisés (Designare Dylan Dog).


 On a récemment pu voir en France ses illustrations dans une petite méthode pour apprendre l'italien (La Casa sulla scogliera) mais ce sont surtout les deux volumes de Caffè a Colazione, une sélection des dessins qu'elle poste quotidiennement sur un de ses blogues, qui témoignent de sa grande sensibilité et de ses talents d'aquarelliste.




 Laura fut également éditrice ou rédac'chef de revues aujourd'hui disparues comme Il Corrierino pour les enfants, Blue puis Touch pour les adultes et Animals, pour tous (pour la taquiner, certains prétendent d'ailleurs que le "ls" d'Animals, c'est elle !). Elle dirige toujours actuellement la passionnante revue d'information Scuola di Fumetto.


Depuis que les éditions Coniglio ont jeté l'éponge, Laura, qui rêve toujours de ressusciter sa "créature" Animals, s'occupe -quand elle n'est pas en cuisine - de Comicout, une association pour la défense et la reconnaissance du neuvième art en Italie et donne à son tour, depuis quelques années, des cours de bandes dessinées sur internet.


Hugo Pratt - Le lezioni perdute / Laura Scarpa / Mompracem / 2012 / 24 €

 Aujourd'hui donc, c'est avec son nouveau label, Mompracem, que Laura Scarpa (aidée par Francesco Coniglio) nous propose de redécouvrir avec Le Lezioni perdute, les leçons oubliées que donnait Hugo Pratt à l'école panaméricaine, créée à Buenos Aires dans les années cinquante par Enrique Lipszyc.



L'occasion de découvrir, sur environ 220 pages (en italien et en espagnol), de nombreux dessins méconnus d'un Pratt alors nettement influencé par Milton Caniff et dont la bible graphique était d'ailleurs constituée de cases de Terry et les pirates découpées et collées dans un cahier. On y trouvera également les témoignages de ses collaborateurs : Stelio Fenzo, Guido Fuga, Milo Manara (le seul à avoir illustré ses scénarios), Alberto Ongaro, Ivo Pavone, sa fille Silvina, Raffaele Vianello, ou encore de José Muñoz, ancien élève de l'école panam' (dont le professeur ne fut d'ailleurs pas Pratt mais Alberto Breccia) et d'auteurs moins âgés tels Paolo Bacilieri, Angelo Stano et évidemment la toujours belle et jeune Laura Scarpa !

Goossens est battu !

Plus d'infos sur Hugo Pratt-Le lezioni perdute :
http://fumiefumetti.blogspot.fr/2012/11/cioe-mo-siete-in-tanti.html
Plus d'extraits (vaut le coup d’œil rien que pour découvrir HP en héros de roman-photo) :
http://archivespratt.over-blog.com/article-pratt-et-son-eleve-111967490.html

Grazie mille a "ls" !

vendredi 24 septembre 2010

Gros nez et bandonéon



 À chaque fois que j'écoute un tango de Daniel Melingo, je ne peux m'empêcher d'entendre José Muñoz nous parlant de Carlos Gardel, de Buenos Aires..., de revoir la pampa.
 Aaaah ! Cette gouaille, cette voix usée, éraillée, enfumée, cet accent irrésistible...


 Tiens, même si sans le livret accompagnant les CD je ne bite que dalle au lunfardo des barrios, ça me donnerait presque envie d'être une heure, rien qu'une heure durant, beau, beau, beau et con à la fois ! (à ce propos, saviez-vous que c'était Conrad qui avait illustré "La Chanson de Jacky" dans le double album-hommage à Brel paru en 1988 ?)

 Et puis comme son titre le plus connu s'intitule "Narigón", c'est à dire -si je ne m'abuse-  "Gros nez", c'était un bon prétexte de le passer sur le tourne-disque du Plan B(d).

lundi 22 mars 2010

Martel en Fête


On ne s'ennuie pas à la Galerie Martel : les dessins de José Muñoz sont à peine décrochés que débute une nouvelle exposition consacrée cette fois-ci à Roland Topor (jusqu'au 30 avril).

Les prochains auteurs exposés devraient être Robert Crumb (du 4 mai au 5 juin), puis le Suisse Thomas Ott (du 10 juin au 17 juillet).

En septembre, le fond de l'air sera sans doute frais (hum) avec un autre ancien dessinateur d'Hara Kiri, Fred.

Enfin, c'est Charles Burns qui est annoncé pour le mois d'octobre, vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous avait pas prévenus à temps !

Rappelons enfin que l'on peut toujours voir ou revoir les précédentes expositions consacrées à Alberto Breccia, Milton Glaser, Lorenzo Mattotti, Art Spiegelman et Tomi Ungerer sur le site de la galerie parisienne.

dimanche 28 février 2010

Dernier Tango à Paris

(Carlos, Gare de l'Est)

Dernière semaine pour aller coller son nez sur les superbes planches et fantastiques portraits de José Muñoz qui resteront exposés à la Galerie Martel (Paris Xe) jusqu'au 6 mars 2010.

l'hommage de René Pétillon

Comme à chacune des précédentes expositions, un documentaire vidéo présente l'artiste et son travail aux visiteurs qui se donneront la peine de s'asseoir quelques minutes devant l'écran.

José Muñoz,
dessin original pour

Carlos Gardel, la Voix de l'Argentine - première partie
,
(scénario : Carlos Sampayo)
Futuropolis, 2007

On y verra ici le dessinateur argentin évoquer ses premières historietas réalisées à l'École Panaméricaine d'Art de Buenos Aires sous l'influence de ses maîtres Hugo Pratt et Alberto Breccia, la rencontre -qui allait ouvrir une des plus belles pages de l'Histoire mondiale de la bande dessinée- organisée par son compatriote Oscar Zárate avec Carlos Sampayo, ou bien encore répondre à une jeune dessinatrice en herbe lui demandant quelque conseil quant à la lisibilité de son travail. À ne pas rater.

José Muñoz
Julio Cortázar, “El Perseguidor”
2007