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samedi 2 novembre 2013

Amergouillat


 Si votre regard les a croisés dans le métro ou dans les rues de Paris, les splendides visuels de l'expo Sharp Sharp Johannesburg, à voir à la Gaîté lyrique jusqu'au 8 novembre, n'ont pas pu vous laisser indifférents. Ils sont l’œuvre de deux membres fondateurs de la revue Bitterkomix : Anton Kannemeyer (Joe Dog) et Conrad Botes. Ce dernier succèdera d'ailleurs à Manu Brughera pour illustrer la une du prochain numéro de la revue Kanyar où l'on retrouvera la signature d'Hobopok à côté de celles d'Appollo et d'Anpa, quant-à-eux anciens piliers du Margouillat.





samedi 10 août 2013

Ah les crocrocros, les crocrocros, les crocodiles


Là, ça devient compliqué. Même un crocodile n'y retrouverait plus ses petits...


O.K, la similitude entre les crocos d'Ibañez et de Franquin ne fait aucun doute (plus c'est gros, mieux ça passe). Elle avait déjà été repérée sur la Page non officielle de Mortadel et Filémon. Grrr !


Les franquinophiles, eux avaient tiqué sur l'alligator de Pearce... avant que Conrad, dénoncé par Tarrin ne récidive quelques années plus tard !


 Bon, tout le monde aurait pompé sur Franquin ? Pas si simple : en effet, L'élixir de charme, une aventure de Foufi, le petit fou filant de Kiko a paru dans les pages de Spirou en 1968 à partir du n°1572, alors que le croco dessiné par Franquin pour la couverture pascale du n°1667 ne date que de 1970 !


Alors, qui qu'a copié Kiko ? Il est probable qu'on n'en sau(ra)rien !

 ***

Petite mise au point : on rappelle qu'on n'est pas là pour dire du mal mais bien pour donner envie de redécouvrir ces illustrés plus ou moins oubliés. Et puis c'est vrai : quoi de plus banal qu'une course-poursuite avec un crocodile... Heureusement, ces scènes semblent quand-même plus fréquentes dans les pages de nos BD que dans les bayous ! D'ailleurs on parlera ici dans la plupart des cas plutôt de "clichés" que de "plagiats", ce qui nous rappelle d'ailleurs un chapitre de la Rubrique-à-Brac.
On se doute que le grand Franquin n'avait évidemment pas besoin de s'inspirer de ses confrères pour ses propres créations. Pourtant même lui, craignant d'avoir un jour reproduit inconsciemment un gag de Sempé, reconnaissait avec modestie ( in Franquin - Chronologie d'une œuvre de José-Louis Bocquet et Éric Verhoest) qu'il fallait toujours se méfier des réminiscences...

Dedans le Bayou - Mad/Appollo

mercredi 1 mai 2013

Certains nems chauds

Le premier épisode du making-of de Lastman -je ne l'ai pas encore lu- découvert sur le blogue d'Appollo m'a bien fait rire. C'est tellement débile qu'on se croirait dans un vrai reportage d'M6, même si la petite Hitomi semble plutôt échappée du porno du samedi de Canal. Enfin, il fallait bien un tel bonnet pour traiter la mammophobie de Bastien Vivès (si l'on en croit la fin de cette interview).
Il y a quatre épisodes, voici le second. Faites tourner.



Puisqu'on est dans le "manga à la française" (à moins que ce ne soit dans la dans la bédé à la japonaise ?) essayez de vous procurer le premier numéro du fanzine Chaud Nem Jump, une parodie de mangas bien déjantée. C'est réalisé par cinq p'tits jeunes super-talentueux : Gwladys Arnoult, Jonghyun Jung-Boix, Mikael Moune, Thomas Rouzière et Antoine Tran. Ça se trouve en festivals sur le stand Cambrousse et ça doit coûter dans les 5 €. Il y a des passages vraiment excellents comme ce combat de curling ou encore ce yo-yo qui tue ! Sûr qu'on ré-entendra parler d'eux.

Chaud Nem Jump #1






Thomas Rouzière

Antoine Tran


Mikael Moune

Gwladys Arnoult

Jonghyun Jung-Boix

***


Sinon, dans la série "Les sosies célèbres de la BD", vous ne trouvez pas que ce Richard Aldana a des faux-airs d'Eugenio Spada, le commissaire de police romain de Gianluigi Gonano et Gianni de Luca ? Je ne sais pas... Quand on gougueulise "Aldana", on a quand-même l'impression que Vivès et sa bande ont eu d'autres sources documentaires. Ah, les mystères de la BD...

mardi 13 mars 2012

Dégrippage

(elle ne serait pas un peu pompée sur Tintin au McDo, cette couv' ?)

Si j'en crois, encore éberlué, le catalogue de nouveautés Vents d'Ouest, j'ai rudement bien fait de ne me pas me vacciner cette année !
En effet, La Grippe coloniale, que l'on croyait définitivement éteinte, devrait finalement faire son retour au mois de juin, neuf ans après avoir été mise au point dans les laboratoires du génial Pr Appollo. Son comparse, le fidèle Huo-Chao-Si, prouve ainsi qu'il n'a plus rien à envier aux Vicomte, Walthéry, Yslaire... et compte désormais lui aussi parmi les plus grands dessinateurs retardataires de tous les temps.



vendredi 23 décembre 2011

Dans la tête d'Olivier Appollodorus

 (Bon, j'ai hésité à le publier celui-là, mais puisque je n'ai toujours pas trouvé de réponse...)



Une vie sans Barjot... "Mais qu'est ce que c'est que ce titre de merde ?" aurait pu dire la très raffinée Crainte !
Il fallait vraiment que ce récit psychologique soit signé Appollo et Oiry pour que j'aie envie de me plonger dans cette histoire d'ado, plus proche de Black Hole que des Beaux Gosses.

Au lycée, j'aurais certainement détesté Mathieu. Beau comme un camion -épargné par l'acné, ça aide- , ce gamin pas con, curieux et cultivé rêve d'études littéraires que ses parents lui laisseront faire à la capitale. Plutôt mûr et sûr de lui, bien dans ses baskets, il n'a même pas besoin d'être obsédé par le sexe comme les ados de Sattouf : la fille dont il est secrètement amoureux lui tombe dans les bras : dégueulasse !
Certes, on pourrait reprocher à Mathieu de lire des petits mickeys, mais même pas : monsieur est déjà passé à Crumb, Tardi et Forest (de la vraie littérature, comme Pratt, quoi : pas de la bédé pour attardés) et rêve déjà de partir sur les traces de Tintin et Conrad (pas Didier, l'autre) au Congo. Rien que ça...
Bref, le camarade de classe haïssable.

Mais tout ça ne nous dit pas qui c'est ce Barjot ? Et pourquoi Mathieu "doit-il obligatoirement se la péter avec des citations en anglais" ? D'ailleurs, je me demande comment ils disent "barjot" à Londres ?



lundi 4 juillet 2011

Ne jetez plus !


L'attribution -quoique tardive (et je passe sur les conflits d’intérêt...) du prix Cyclone BD 2011 au diptyque Fantômes blancs, dû aux talents conjugués de Li-An, Appollo et de la coloriste Laurence Croix, me donne enfin l'occasion de partager ces esquisses, sauvées de justesse des poubelles du dessinateur. Elles furent réalisées en leur temps pour une scène très miyazakienne du second volume. Coup de bol, c'est la plus belle du récit (à mon goût).

Plaisir d'offrir

Joie de recevoir

On y voit l'esprit des z'esclaves-marrons descendre des Hauts, où ceux-ci se réfugiaient jadis, pour venir engloutir l'ancien domaine sucrier de Maison Rouge, mettant par là-même en péril les joyeux souvenirs de la colonisation qui s'y rattachent.
Le Domaine de Maison Rouge sera finalement épargné. Il a été classé Monument Historique en 2004 et est le siège du Musée des Arts Décoratifs de l'Océan Indien depuis 2008.
Les deux superbes tomes de Fantômes blancs ont été édités en 2005 et 2006 par Vents d'Ouest.


Félicitations aux deux lauréats, ainsi qu'au jury de collégiens de l'île de La Réunion pour son bon goût.

Une des très rares photographies montrant
l'Esprit de la forêt de Bélouve-Bébour à l’œuvre
(archives : Mme Totoche)

(un très grand merci à Jean-Michel)

mercredi 2 février 2011

Anselme arrête le rhum

 

Après Mad, Séné, Rado et Mozesli, c'est au tour du dessinateur malgache Anselme Razafindrainibe de quitter l'équipe du Margouillat. 

Sa collaboration avec le fanzine réunionnais fut justement récompensée en 1999 avec la publication, par l'éditeur Centre du Monde, de l'album Retour d'Afrique.

Toujours dans les pages du Margouillat, c'est Anselme lui-même qui rendait hommage, à son frère et confrère Rado, décédé en 2001.


En 2004, Anselme avait réalisé un petit hommage à Appollo et Huo-Chao-Si, donnant sa propre vision de La Grippe Coloniale.

Anselme/Appollo/Huo-Chao-Si
La Grippe Coloniale  
(document inédit aimablement fourni par la maison Hobopok)

Toute l'équipe du Plan B(d) tenait à présenter ses misérables mais sincères condoléances à ses proches.

(les différentes coupures de presse sont extraites du Margouillat)

mercredi 12 janvier 2011

Mirages sur l'Orient

 Oh, j'ai beaucoup pensé à Alix et à Jacques Martin en visitant l'exposition Jean-Léon Gérôme, L'Histoire en spectacle (au Musée d'Orsay jusqu'au 23 janvier), je me suis aussi dit qu'il faudrait que je me décide un jour à lire du Murena (pfff, c'est du boulot le blogue...).

Je savais que ce peintre de la "petite Histoire", ce "re-créateur de Mondes" n'avait pas inspiré que les auteurs de neuvième art, mais également les réalisateurs du septième, mais je suis tombé des nues en découvrant à quel point ce pompier avait été pompé par le cinématographe (certaines scènes de Quo vadis et de Julius Caesar sont littéralement décalquées sur ses tableaux) !

J'ai bien ri, enfin, devant le fox-terrier kitchissime (O-Pti-Chien), "pré-dadaïste", clôturant avec humour cette intéressante exposition.

Mais alors, un truc auquel je ne m'attendais pas du tout, c'était d'y croiser Brüno, visiblement en pleine période Orientaliste !

Fort Téhem (Commando colonial t.3, p.19)
Dargaud, 2010


 De gauche à droite (si les images s'affichent correctement sur votre écran) : Les Baigneuses de Jean-Léon Gérôme, Le Bain turc de Jean-Auguste-Dominique Ingres (que l'on retrouve sur la page d'accueil du blogue de Brüno) pour le bonnet de bain et L'Indolence de Frederick Arthur Bridgman (Je n'ai pas trouvé de quel tableau était inspirée la case du milieu.)

Ah, les mystères de l'Orient...

vendredi 24 septembre 2010

Grand Orchestre Kinshasa


Benda Bilili  ! 
de Renaud Barret et Florent de La Tullaye,
2010


En allant voir sur un coup de tête Benda Bilili ! l'autre soir au ciné, le but était juste de vérifier si la capitale de la RDC était aussi déglinguée que ce qu'elle en a l'air sur le blogue d'Appollo (qui avait déjà parlé de ce film ici).

Black, le choc !
Pas déçu : rues défoncées traversées par des 4x4 rutilants, zoo délabré aux airs de camp récemment libéré, gamins se battant comme des chiens pour quelques cartons (c'est là qu'ils dorment -les gosses, pas les clebs-), feux de camp à chaque coin de rue, match de foot dantesque disputé par une bande de culs-de-jatte qui arrivent à se tacler -si, si !- comme des diables et par derrière.
Tonnerre et éclairs sur Kinshasa : il aura de la matière à ramener, notre scénariste expatrié !


Attention ! Ce film n'est pas en 3-D.

 Mais le véritable coup de foudre, c'est pour cette improbable bande de musiciens des rues, déglingués eux-aussi, mais par la polio, qu'on le ressent.
 Leur meneur déclare un jour, sans l'ombre d'un doute, au binôme de reporters venus les filmer qu'ils deviendront un jour le meilleur groupe du monde, et que -tiens pendant qu'on y est - ils iront aussi jouer aux quatre coins de la planète.
 Bon, quand on répète avec des guitares pourries à une ou deux cordes et un satongé bricolé à partir d'une boîte de conserve rouillée, c'est pas gagné...
 Mais devinez quoi ?

 Un film qui rendrait presque optimiste (j'ai dit "presque").

mercredi 30 septembre 2009

Bitterkomix et Picaros


Oui, je sais, on a déjà parlé du Loup Gris de la Désolation (excellemment chroniqué par David Turgeon pour du9) tantôt, mais je m'aperçois seulement maintenant que j'ai omis de vous faire partager le sympathique clin d'œil (désolé Elouarn) d'Appollo (qui vient d'ouvrir un nouvel hôtel à Kinshasa) à ses potes sudafs,


à savoir Anton Kannemeyer, alias Joe Dog,

et Conrad Botes, alias Konradski.

Sinon, pour ceux que ça n'amuse pas, il me reste aussi du Brüno.


Tintin et les Picaros