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samedi 16 novembre 2013

Le coffre à BD

Totoche par Jean Tabary in Vaillant

Question clins d’œil, il n'y a guère que Mr Thanagra qui puisse rivaliser avec Elouarn... Allez, tant pis : je prends le risque en relançant d'un Totoche, tout droit issu de la collection de Vaillant de Raymond !

 ***

Et re-belote :
Pif à La Foire du Trône, par Cavazzano et Corteggiani

mardi 13 août 2013

Trois vielles mamies

 Le saviez-vous ?

Madame Adolphine (Benoît Brisefer T2)-Peyo/Will

Certes, en France et en Belgique, Madame Adolphine a un double : Lady d'Olphine. Mais saviez-vous qu'en Espagne, elle avait un triple : une certaine Doña Pura ? Elle est apparue dans les pages de Tio Vivo sous la plume de Francisco Ibañez en 1964, l'année suivant la pré-publication de la seconde aventure de Benoît Brisefer dans les pages de Spirou !


El 35 aniversario (Mortadelo y Filemon T77)-Francisco Ibañez

samedi 10 août 2013

Ah les crocrocros, les crocrocros, les crocodiles


Là, ça devient compliqué. Même un crocodile n'y retrouverait plus ses petits...


O.K, la similitude entre les crocos d'Ibañez et de Franquin ne fait aucun doute (plus c'est gros, mieux ça passe). Elle avait déjà été repérée sur la Page non officielle de Mortadel et Filémon. Grrr !


Les franquinophiles, eux avaient tiqué sur l'alligator de Pearce... avant que Conrad, dénoncé par Tarrin ne récidive quelques années plus tard !


 Bon, tout le monde aurait pompé sur Franquin ? Pas si simple : en effet, L'élixir de charme, une aventure de Foufi, le petit fou filant de Kiko a paru dans les pages de Spirou en 1968 à partir du n°1572, alors que le croco dessiné par Franquin pour la couverture pascale du n°1667 ne date que de 1970 !


Alors, qui qu'a copié Kiko ? Il est probable qu'on n'en sau(ra)rien !

 ***

Petite mise au point : on rappelle qu'on n'est pas là pour dire du mal mais bien pour donner envie de redécouvrir ces illustrés plus ou moins oubliés. Et puis c'est vrai : quoi de plus banal qu'une course-poursuite avec un crocodile... Heureusement, ces scènes semblent quand-même plus fréquentes dans les pages de nos BD que dans les bayous ! D'ailleurs on parlera ici dans la plupart des cas plutôt de "clichés" que de "plagiats", ce qui nous rappelle d'ailleurs un chapitre de la Rubrique-à-Brac.
On se doute que le grand Franquin n'avait évidemment pas besoin de s'inspirer de ses confrères pour ses propres créations. Pourtant même lui, craignant d'avoir un jour reproduit inconsciemment un gag de Sempé, reconnaissait avec modestie ( in Franquin - Chronologie d'une œuvre de José-Louis Bocquet et Éric Verhoest) qu'il fallait toujours se méfier des réminiscences...

Dedans le Bayou - Mad/Appollo

vendredi 9 août 2013

Dessinateurs de choc

(Toujours L'Atomique insecticide...)


Pour trouver où les Espagnols avaient déniché celui-ci, j'ai dû me replonger dans la splendide édition en V.O. de QRN : en effet, cette scène fait partie des quelques strips qui furent élagués lors du montage de l'album. Cela confirme, comme le laissait déjà supposer le moustique, que la bible des dessinateurs du studio Ibáñez était bien le journal Spirou et non les albums Dupuis !

Les archivistes du Plan B(d) ont donc moins de mérite à avoir retrouvé l'origine de la scène ci-dessous qui, elle, a bien été conservée dans la version définitive ! Elle est tout de même intéressante si l'on étudie la décomposition des mouvements de Spirou/Mortadel et Filémon/Switch : comme quoi on peut copier tout en restant créatif !

mercredi 7 août 2013

Le Catalan à 6 roues

Tonton Placide

 Bon là, je suis un peu dur : c'est vrai que la couleur de l'amphibie est différente !



 Celui-ci avait également déjà été signalé sur La página no oficial de Mortadelo y Filemón :


lundi 5 août 2013

Diplopie

 Bon, reprenons. Où en étais-je, déjà ? Ah oui : vous reprendrez bien un petit verre ?


QRN

mardi 30 juillet 2013

Dauphine blues

A l'opposé des plagiats, il y a les hommages. Iconoclastes, voire irrévérencieux comme le controversé portrait de Jijé, Franquin et Morris dressé l'an dernier par Yann et Schwartz dans Gringos locos, ou plus sages et respectueux comme la récente visite Dans l'atelier de Fournier par Joub et Nicoby.


L'un comme l'autre m'avaient laissé, pour des raisons différentes et malgré d'indéniables qualités techniques, sur ma faim : Gringos m'avait au final énervé (beaucoup de bruit, quand ce n'était pas de la vulgarité -je n'ai toujours pas digéré ce Gaston, la quéquette à l'air-, pour rien) et l’intérêt de Dans l'atelier résidait finalement (pour moi qui était assez "au point" sur Fournier) surtout dans les documents originaux reproduits en fin d'album. C'est donc dans ce contexte tendu, après beaucoup d'hésitations, que je découvrais finalement M'sieur Maurice et la Dauphine jaune...


Ne pouvant bien évidemment recueillir les souvenirs à la source puisque Tillieux (qui avait déjà joué un petit rôle dans Les Avatars) est décédé en 1978, Bruno Bazile a préféré partir d'anecdotes bien réelles, pour essayer de combler, de manière peut-être imaginaire mais toujours crédible, les trous des biographies officielles, un principe déjà expérimenté dans Les Faussaires. Le choix parait judicieux : à quoi bon en effet répéter en BD ce que les fans connaissent par cœur, d'autant que les interviews de Tillieux sont peu nombreuses, et que les autres pourront apprendre dans les ouvrages spécialisés ? Un vrai travail de scénariste, donc, et pas juste d'adaptation. L’écueil du biopic est évité.


M'sieur Maurice in Des Champs de fraises pour toujours/-Bazile/Veys/Dargaud-2002

Nous voilà donc sur la côte atlantique, notamment à Saint-Nazaire (d'où est originaire Bazile), en vacances en famille avec M'sieur Maurice en train de mettre au point le scénario du prochain Gil Jourdan, à Londres, en repérage avec Will pour la reprise de Tif et Tondu, à la rédaction avec Charles Dupuis, Thierry Martens, ou à Angoulême avec Fournier, Franquin, Gos, Roba, Walthéry*...  C'est en fait à toute la BD belge que Bazile rend hommage !

Les Cargos du Crépuscule

L'Ombre sans corps

Côté dessin, Bruno Bazile réussit, en restant discret mais sans perdre non plus sa personnalité, à restituer l'ambiance des albums du maître : la promenade dans les faubourgs de Charleroi et la scène du pont transbordeur sont bluffantes. On se croirait vraiment de retour dans les années 60/70, du moins dans les pages de Spirou et de Risque-tout, impression renforcée par la fausse bichromie. Les clins d’œils graphiques sont nombreux et donnent envie de se replonger dans les enquêtes de Gil Jourdan. Cette nostalgie assumée n'empêche d'ailleurs pas l'auteur de se demander comment Tillieux/Jourdan se serait adapté aux années 80.


Les Camions du Diable

L'ambiance va crescendo, avec notamment un terrifiant cauchemar de Walthéry (le premier des admirateurs de Tillieux), entre Les sept boules de cristal (encore St-Nazaire !) et Les camions du Diable, une aventure inachevée de Marc Jaguar. On se demande pendant tout l'album si Bazile va oser traiter l'accident de la route qui sera fatal à Tillieux et on retient son souffle en rentrant, si ce n'est dans le dernier virage, dans le dernier chapitre...

Un hommage simple, sincère, pudique, joyeux, parfaitement maîtrisé : une réussite !


Une interview de Bruno Bazile : http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/06/19/nantes-rencontre-avec-bruno-bazile-auteur-de-lalbum-msieur-maurice-et-la-dauphine-jaune-paru-aux-editions-treize-etrange-273371.html


(* le seul que je n'ai pas réussi à identifier, c'est ce Bob... Fictif ? De Groot ? Autre ???)

samedi 27 juillet 2013