lundi 19 mai 2008

Car c'est de l'ombre que viendra la lumière ...

Vous avez jusqu'au 21 septembre 2008 pour vous organiser un petit week-end tranquille dans la Manche et profiter soit de la pluie, soit du soleil pour trainer les vôtres dans la pénombre des salles d'expositions du musée Thomas Henry à Cherbourg-Octeville.

Jusque-là réputé pour sa collection d'œuvres de Jean-François Millet, le musée ose courageusement, grâce à Véronique Liévin et Dominique Paysant, les commissaires d'exposition, ouvrir ses portes tous les 2 ans à un grand artiste plus connu des amateurs de 9e Art que vous êtes, bande de petits sacripants.
Après Enki Bilal, François Schuiten et André Juillard, c'est donc au tour de Jacques de Loustal de s'y coller.



Un excellent travail d'éclairage permet de valoriser le traitement de la lumière et de l'ombre par le dessinateur des mythiques "Barney et la Note Bleue" et autres "Jolie Mer de Chine" :
On est tout d'abord frappé par les "estampes numériques" des studios Franck Bordas dont le grand format (dépassant les 2 mètres) vous immerge au cœur des images issues du portfolio "Nord" édité par Alain Beaulet et que l'on prendrait pour des originaux si ceux-ci n'étaient exposés juste en regard.




Une deuxième salle nous fait découvrir une douzaine de fusains réalisés en résidence d'artiste à Cherbourg, magnifiant les forts de Vauban "customisés par les allemands" (dixit l'auteur), l'espèce de ponton bouffé par la rouille , ainsi que l'épave fantôme échouée dans la rade ...
Le Maître nous révèle dans une petite vidéo son outil secret, absolument indispensable pour réussir un beau fusain : l'annuaire des Pages Jaunes de Paris, savamment calé sous le coude !
(Dans le rubrique "Le saviez-vous ?" on rappellera que le véritable outil fétiche de Loustal, également utilisé par Dupuy-Berbérian, est le stylo-pinceau japonais, permettant de faire des gros trais bien gras, aux bords nets d'un côté et baveux de l'autre.)







Plus que les photo-montages (réalisés à la main, sans Photoshop, s'il vous plait madame !) à admirer, avant que le "bédéphile" ne se retrouve en terrain connu avec une centaine d'originaux et une dizaine de sérigraphies exposées dans les deux dernières salles.



Ouf ! Après tant de culture, on a bien mérité une moule-frite et un baron de bière ! C'est fatiguant ces ponts du mois de mai !


A voir aussi : 4 reportages sur l'expo Clair obscur sur 5050 TV

...

Quant au prochain invité de la biennale, le secret est farouchement gardé ...
Maiiiis en discutant avec un vieux loup de mer rencontré à la réserve ornithologique de l'île de Tatihou, je me suis fait ma petite idée ...
Et comme vous avez eu la gentillesse de lire jusque-là, je vous cache un indice dans le billet :-)

Vos gueules, les mouettes !



10 commentaires:

Li-An a dit…

Une mouette ? Franquin, sans hésitation.

Totoche a dit…

Je comprends mieux pourquoi tu ne participes plus au "Méli-Mélo" d'Oslav (lâcheur !).
Au moins, tu sais faire la différence entre une mouette rieuse et un goéland !
HiHiHiHîâââr ! ...

vasco a dit…

C'est quoi ce méli-mélo ? Du Pratt, ou du Manara ?

Totoche a dit…

Vasco : réponse en ... 2010 ! D'ici là tu as largement le temps de relire tes classiques :-)

vasco a dit…

Ne me dis pas que ce n'est ni l'un ni l'autre !

Glorb a dit…

Défintivement Pratt, dans l'histoire spéciale pour l'album 1000 de pif, parue en hmm 1989 avec une pièce en or éditée pour l'occasion.

totoche a dit…

Réponse sur le chouette blog de Raymond ! :
"A cause d'une mouette !"

http://lecturederaymond.over-blog.com/article-20080881-6.html#comment29534466

Raymond a dit…

Eh bien, sans indice, je ne l'aurais pas retrouvé ;-)
Ce billet me fait réaliser une chose. Il y a longtemps que je n'ai plus rien lu de Loustal !

Totoche Tannenen a dit…

"Barney et la note bleue" reste mon favori ...

totoche a dit…

La réponse, ici :

http://www.auracan.com/Indiscretions/indis.php?actu=214