lundi 18 mai 2009

Mon beauf est un très bel homme...

Enfin bon..., d'après Karlien de Villiers. Parce que bon..., franchement... (je suis en train de me demander si on a le droit de mettre des virgules après des points de suspension)

Non mais c'est vrai, qu'est ce qu'elle lui trouve de plus que moi ?

... Oui, évidemment, si on aime le style Kojak, alors là, oui, évidemment.

Bon, en plus, là, à côté de ce type tout menu, on voit bien qu'il est tout petit..., mais c'est vrai qu'il est loin, aussi. C'est vrai. Mais bon, quand-même.

Et vas-y que je te tire le portrait... Et gna-gna-gni, et gna-gna-gna. Ri-di-cule !

Quel tombeur ce Bof, bof, bof ! Vas-y, essaye avec Claire Wendling, puisque tu te crois si malin ! Même pas Cap ! (<--- data-blogger-escaped-blink="" data-blogger-escaped-de="" data-blogger-escaped-jeu="" data-blogger-escaped-mot="" data-blogger-escaped-super="">)

Pffff ! C'est bien la dernière fois que j'emmène cette enflure à une séance de dédicace.

mercredi 13 mai 2009

Boudins blancs

"Nunc est bibendum !..." (comme dit Mr Dupneu)
Bibendum narguant John Boyd Dunlop et le patron de Continental.

J'apprends à la lecture de l'excellent Klare Lijn International la tenue d'une exposition "Bibendum & Co" à Bruxelles.
L'occasion est trop belle pour sortir de la poussière ces vieilles planches de réclame, au ton orientaliste, réalisées pour l'Imagerie Pellerin d'Épinal respectivement en 1898 et en 1905, par le dessinateur français Marius Rossillon (1867-1946) alias O'Galop-Sonnet, mieux connu sous son pseudonyme O'Galop tout court.


On passe en quelques années
de "belles images illustrées pour la jeunesse"
à un style plus "Pieds-Nickeleste".

C'est d'une pile de pneus, anthropomorphique aux yeux des frères André et Édouard Michelin, et d'un projet d'affiche refusé au dessinateur O'Galop par une brasserie munichoise que naquit en 1898, sous la plume du dessinateur français, le fameux Bibendum terrestre, universellement connu aujourd'hui.
Pourquoi Bibendum ? Tout simplement car sur ce projet d'affiche apparaissait une espèce de Gambrinus, symbole des amateurs de bière, prononçant la locution latine "Nunc est bibendum" ("C'est maintenant qu'il faut boire"), empruntée à une ode du poète romain Horace. Le pneu Michelin, buvant l'obstacle, était représenté par O'Galop portant une coupe remplie de clous et de tessons à ses lèvres.


J'aime le côté franchouillard (pour ne pas dire "gros con") du personnage : fier, vaniteux, suffisant, belliqueux, alcoolo-tabagique et dragueur de gueuses, entre Abraracourcix, Mon Beauf, Ribouldingue, Robert Bidochon ou encore Blotch, le Roi de Paris.


Le concurrent de Gus Bofa parait bien fade,...

... à côté du Bibendum encagoulé par Jean Effel en 1938.

La version de Loustal me laisse indifférent, ...

... en revanche, le gros pépère pervers dégueulasse et frustré d'Avril,
mal à l'aise dans notre société devenue politiquement correcte m'a bien fait rire.

Les illustrations d'O'Galop et de Gus Bofa sont extraites du livre d'Olivier Darmon,
"Le grand siècle de Bibendum",
paru chez Hoëbeke en 1997 (épuisé).

++++++++


Bonus :

La rédaction de ce billet m'a permis d'apprendre qu'O'Galop fut également un des pionniers du dessin animé en France, avec Benjamin Rabier et Émile Cohl. En 1916, la fondation Rockefeller lui commanda ces trois films de prévention contre l'alcoolisme, la syphilis et la tuberculose :




lundi 11 mai 2009

Les Briseurs de Rêves

Le petit Nemo par Winsor McCay
Avec un "C", McCay, vous entendez : un "C", comme dans "cancre" !
Un enfant de cinq ans retiendrait ça !
Bon sang de bonsoir, c'est quand-même pas difficile à comprendre !
Combien de fois faudra-t-il vous le répéter ?!?...
Ah ça, pour envoyer des "textos", ils sont forts les mecs, hein, ils sont forts.
Mais pour écrire McCay correctement, là évidemment y'a plus personne.


Stupeur et consternation, pince-moi, maman : je dois être en train de rêver !
Je découvre sur le site Töpfferiana (où l'on peut admirer les planches dont j'ai tiré les images ci-dessous) que le vétéran Little Nemo in Slumberland, né en 1905 de l'imagination de Winsor McCay (du moins le croyais-je), ma plus grande Bande Dessinée préférée de tous les temps au Top 50 mondial de mon Panthéon personnel à moi, ne serait rien d'autre qu'un vulgaire plagiat. Abasourdissant. Si !

Le petit Lucien par Rip

Le petit Lucien par Job

Et si, finalement, l'art du pompage était inscrit dans les gênes de la BD ?... Bof.
Je tombe des nues, hop.

Little Nemo pompé par Geo McManus, etc, etc...
(in L'intégrale de Little Nemo in Slumberland, vol. IV : 1910-1911,
1990, Zenda)