Affichage des articles dont le libellé est Chili. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chili. Afficher tous les articles

dimanche 23 décembre 2012

AAAAA

 (Le Casque et l'Enclume)
Cette année, c'était les films en "A" qu'il fallait voir ! Petite rétrospective :

 On commence avec Miss Bala (États-Unis/Mexique) de Gerardo Naranjo, avec la sublime Stephanie Sigman :


Alors qu'elles se rendent au casting de Miss Tijuana, Laura et sa copine tombent en plein règlement de compte entre narcotrafiquants. On compare parfois les miss à des morceaux de viande, mais pas froide... Fallait pas être au mauvais endroit au mauvais moment. Très noir. 
Qui a dit qu'il n'y avait pas que le pognon dans la vie ?




 Les vieux chats (États-Unis/Chili), de Pedro Peirano et Sebastián Silva (La Nana) , avec la lumineuse Belgica Castro (91 ans !) :


Isidora commence à perdre la boule. Et ses troubles cognitifs ne vont pas s'arranger avec l'arrivée de sa fille, lesbienne et cocaïnomane, et de sa compagne qui veulent foutre la vieille à la porte de son propre appartement santiagais. Mais qui se joue vraiment de l'autre ? Sucré/salé ou doux/amer ?
On a trouvé les Almodovar chiliens !




 Barbara (Allemagne), de Christian Petzold, avec la splendide Nina Hoss :


En RDA, Barbara, une femme médecin berlinoise abhorrant le système est mutée dans un dispensaire de province afin d'y épauler un jeune médecin, là où on manque de tout. De toutes façons, elle s'en fout, sa décision est déjà prise : elle rejoindra coûte que coûte son amant à l'ouest, là où les gens sont libres...
Libres de quoi faire, au juste ?



 Viva Riva ! (RDC/France/Belgique), de Djo Tunga Wa Munga, avec la superbe Manie Malone :


Noir, très, très noir. Le pognon rend fout, le pétrole pourrit tout : l'Afrique n'est pas prête de se sortir de la merde. La scène finale est éloquente : non, il n'y a vraiment plus d'espoir à Kinshasa. C'est si désespérant que ça en devient beau.
La vie ne vaut rien, rien...




 Les Acacias (Argentine/Espagne) , de Pablo Giorgelli, avec la très, très belle Hebe Duarte :


Un camionneur qui convoie sa cargaison de bois de la forêt paraguayenne à Buenos Aires arrondit ses fins de mois en emmenant parfois des passagers. Cette fois-ci, il s'agit d'une une jeune femme guarani. Petit problème : il y a aussi un bébé, et ça, c'était pas prévu ! C'est que la route est longue, et la cabine toute petite... Un road-movie, mais en huis-clos.
Enfin un peu de douceur dans ce monde de brutes !

vendredi 5 août 2011

Un festival de plop.


 L'autre jour, dans la salle d'attente, j'ai été surpris de voir une charmante dame plongée dans son Condorito.
 Je mis ma timidité de côté pour aller faire connaissance avec cette jolie Chilienne -car c'en était bien une- fort étonnée de se voir abordée de la sorte.
 Comme elle avait une solide culture-BD nous avons pu parler un moment de notre passion commune, tombant d'accord sur le fait que rien ne valait les premières histoires, dessinées par Pepo lui-même. Elle était plus fan de Pratt que moi mais appréciait moins Sfar dont elle comprenait mal le dessin ; je ne serais pas étonné d'apprendre qu'elle possède la plus importante collection de Condorito en Europe. Devant mon excitation, elle me promit d'ailleurs de m'envoyer des photocopies des premiers numéros !
 Avant de se quitter, elle m'expliqua que, comme on ne trouvait pas Condorito en France, c'était ces enfants et ses petits-enfants qui les lui postaient régulièrement depuis l'Amérique du Sud et les Etats-Unis... Ah oui, j'ai oublié de préciser que la belle avait largement dépassé l'âge honorable et limite autorisé pour lire le journal Tintin. De toutes façons, on lui en aurait bien donné trente de moins !
 On lui fait de grosses bises et on lui dit merci pour ces extraits.

mercredi 30 juin 2010

Red Hot Chili Pépère


Malgré la barrière de la langue, Jaime, jeune lecteur de Santiago, qui anime sous le pseudonyme de Galo la revue Huemulin, a vite saisi la finesse d'esprit et les goûts délicats du Plan B(d).

C'est donc grâce à lui que je découvre les galantes aventures d'un curieux petit personnage originaire du Chili : Pepe Antártico. Ce macho à gros nez obsédé par la gent féminine vit le jour en 1947 sous le crayon de Percy Eaglehurst et n'a semble-t-il jamais cessé depuis de tenter de multiplier ses conquêtes. Son comportement "limite" me fait inévitablement penser au double décomplexé de son voisin argentin, le fameux Dr Merengue.


Le chaud-bouillant Pepe fit pendant des années la joie des lecteurs du quotidien La Tercera, puis dans ceux du tabloïd populaire La Cuarta où il sévit toujours.



Pepe Antártico posséda son propre titre dont on peut voir quelques superbes couvertures sur le site de Galo. Il fut semble-t-il adapté en dessin animé, et même au théâtre !


******



Merci par ailleurs à Jaime pour avoir identifié l'auteur des affiches de la loterie chilienne : il s'agissait de Luis Goyenechea Zegarra alias Lugoze, un caricaturiste renommé dans son pays, que Jaime avait interviewé à l'occasion de l'inauguration d'un mural consacré aux historietas nationales à Santiago.

******


Une belle galerie rétro chez les chiliens d' Ergocomics.

samedi 27 février 2010

Et moaï, et moaï, et moaï

Rapa Nui est un confetti de terre posé en plein Pacifique, à peu près à mi-chemin entre le Chili, dont l'île dépend politiquement et économiquement, et Tahiti, un peu plus à l'ouest (4000 bornes, tout de même).
En 1862, les ancêtres des insulaires furent déportés en masse par les Péruviens qui les réduisirent en esclavage afin d'exploiter leurs gisements de guano. C'est ainsi que mourut le dernier roi. Les maladies rapportées dans l'île par les rares survivants achevèrent de détruire cette ancienne civilisation.


Aujourd'hui, la population de l'Île de Pâques (car c'était bien elle) est pacifique et largement métissée. Les jeunes se défient en surf dans la baie d'Hanga Roa et sont fiers d'aller à cheval plutôt qu'en 4x4, au prix de toutes façons inabordable. Ils regardent la mer comme tu regardes un puits et s'il n'y a pas d'hiver, cela n'est pas l'été.


Pourtant, le 24 octobre 2009, les Pascuans se prononçaient par référendum à plus de 96 % en faveur d'une réforme de la constitution visant à limiter l'immigration sur leur territoire ; un comble quand on sait qu'au début du XXe siècle encore, une loi leur interdisait l'émigration !


Le but officiel de la manœuvre est d'éviter que l'île aux moaïs, de seulement 162 km2 (soit un triangle de 23 km de base), peuplée d'à peine 5000 habitants mais visitée par dix fois plus de touristes chaque année, ne se transforme petit à petit en Disney-village. Les insulaires n'ont pas oublié qu'une grande partie de leur île avait déjà servi au XIXe de pâturage aux moutons anglais ! On peut donc comprendre qu'il n'ait pas envie de se la faire de nouveau confisquer, que ce soit par les touristes (manne financière néanmoins nécessaire), par les promoteurs immobiliers ou par les nouveaux riches Chiliens !

"Soñando Rapa Nui"

Quoi qu'on en pense, un an avant cette votation, les enseignants de l'école d'Hanga Roa décidaient d'organiser un sympathique "petit débat sur l'identité insulaire" en invitant leurs élèves à peindre l'île de leurs rêves.
On pourrait aussi rêver que nos dirigeants à nous s'inspirent de cette méthode, s'ils tiennent absolument à débattre d'"identité nationale" ! Mais bon, je ne crois pas qu'ils soient assez ouverts d'esprit, ni qu'ils lisent le blogue...

Voici donc, en vrac, tous les dessins (je n'ai pas su faire un choix) que j'ai pu ramener de mon court séjour à Rapa Nui. Bonne visite.





















"(...) la vieille civilisation de l'Île de Pâques est morte entre 1862 et 1870. Depuis cette date, elle n'attendait plus qu'un devoir d'humanité : que la personne et la dignité des descendants des hommes qui ont taillé les grandes statues fussent respectées par les maîtres de l'Île."
Alfred Métreaux, l'Île de Pâques, Gallimard, 1941


Merci à Carlos Ignacio (6 ans ?), Rafale (13 ans), Javier (13 ans), Toki Ariki (12 ans), Alexis (12 ans), Isidora (12 ans), Guillermo (11 ans), Kiva Haoa (5 ans), Fernanda (5 ans), Pua Hine (5 ans), Hinariru (5 à 8 ans), Otouti (14 ans), Orion (13 ans), Celine (13 ans), Jorge (15 ans), Pablo (13 ans), Diego (13 ans), Carolina (13 ans), Sebastian (15 ans), Ka'anny (13 ans), Abraham (11 ans), Emilia (13 ans) et Macarena (14 ans) pour leurs magnifiques dessins.

dimanche 27 décembre 2009

Dans l'espace, personne ne vous entendra hurler

o bannon long tomorrow scenario

C'est en feuilletant pour la énième fois le n°50 de Métal Hurlant que je suis tombé l'autre jour, tout à fait par hasard, sur ces croquis a priori insignifiants... Il s'agit pourtant d'une page du scénario de The Long Tomorrow dessiné par Dan O'Bannon, le scénariste US d'Alien, dont je venais juste d'apprendre la disparition en parcourant le blog de Li-An.

Ce pulp/SF de seize pages, écrit pour Mœbius, fut publié en 1976 dans les septième et huitième numéros de Métal Hurlant.
Il est doublement MYTHIQUE car, non seulement il s'agit (au moins pour moi) d'une des meilleures histoires de Mœbius, mais il contient déjà presque tous les ingrédients du futur Incal Noir, rien de moins !!!
Alors, chers amis... Jodorowsky, qui avait contacté O'Bannon en vue de réaliser l'adaptation cinématographique de Dune, a-t-il pompé ???

The Long Tomorrow
Mœbius/O'Bannon
Humanoïdes Associés, 1976


O'Bannon
avait écrit -entre autres- Soft Landing, un des épisodes du film Heavy Metal, sorti en 1981.



(j'ai essayé de ne pas trop pomper le billet de Li-An, mais bon...)

mardi 10 mars 2009

Opération Condorito


D'après notre correspondant permanent au Chili, l'équipe du professeur Jaime Galo, de l'Université de Santiago, serait parvenue à démontrer le rôle joué par les épinards dans les syncopes vagales du condor des Andes (vultur gryphus).



Cette découverte devrait permettre de mieux comprendre le mal mystérieux qui, depuis les années 50, frappe le sympathique charognard cher aux ornithobédéphiles, ainsi que tous ceux qui s'en approchent, comme le montrent les atroces images ci-dessous (âmes sensibles s'abstenir).





Une information de Meliwarén (el sitio del cómic en Chile).

mardi 30 décembre 2008

¡ La cuenta, por favor !

Et pour terminer tranquillement votre verre de Carménère au Liguria, voici un bouquet d'affiches 100 % chiliennes, toujours pour la loterie nationale, alias la Polla, signées cette fois-ci par Pepo, (mais siiii, souvenez-vous : le créateur de Condorito, la super star sud-américaine du neuvième art !).








... Et comme mon petit doigt me dit que je n'ai pas convaincu tout le monde au sujet du talent de Pepo avec mon précédent billet consacré à ce dessinateur, je vous conseille d'aller zyeuter quelques unes de ses illustrations "vintage" exposées sur Ergocomics, un intéressant site chilien d'information sur la Bande Dessinée.

Divito... ? Non : Pepo !