samedi 6 septembre 2008

Chili con Carne

Mineurs, âmes sensibles et esprits puritains, passez votre chemin.


Je vous remonte ceci, ramené de ma dernière plongée dans les tréfonds du ouaibe, pour vous prouver que je ne m'intéresse PAS QUE aux gros seins (non mais c'est vrai, c'est quoi cette réputation que vous êtes en train de me faire, les gars ?).


La preuve en images : les filles d'Alvaro Molina se distinguent plutôt par un autre attribut.
Je ne sais pas si ce sont les colonies d'éléphants de mer échouées sur les côtes de l'île de Chiloé qui lui inspirent ses personnages stéatopyges mais on n'avait plus vu de tels cas depuis Pierre Paul Rubens (au moins).

Ça nous vient donc du Chili et c'est garanti 100 % libre de "buen gusto", alors vous êtes prévenus : si vous cliquez sur le lien, ne venez pas vous plaindre par la suite !


Ce n'est pas tant le confortable séant de ces personnages que leur tête de débile, leur air hagard, leur vulgarité, leurs silences que j'adore (mais évidemment, vous n'êtes pas obligés de me croire). Leur gros poste de télévision semblent être leur seul mobilier. Ils sont tellement stupides qu'ils n'ont rien à se dire et préfèrent du coup se filmer la rondelle avec leur caméscope de gros beaufs, tellement ils se trouvent vidéogéniques ; les gonzos doivent être leur seule culture cinématographique ...


Ça va rouspéter dans les chaumières, mais tant pis : moi, une telle description de la connerie et de la vulgarité, ça m'éclate : il faut traiter le mal par le mal, comme l'ont d'ailleurs déjà fait Reiser, Vuillemin, Gourio, Choron, le hollandais Eric Schreurs et bien d'autres encore.


Alvaro Molina dessine aussi des conneries dans le comic chilien Blanco Experimental que l'on peut télécharger ici.


Autant vous prévenir tout de suite, c'est presqu'aussi grave que le reste !

5 commentaires:

Raymond a dit…

Ta productivité m'impressionne !

Sinon, cet underground chilien et mal pensant est en effet un bon remède contre la pensée unique :-))

Totoche Tannenen a dit…

Je sens qu'on va encore me dire que je m'égare :-)

Boyington a dit…

Vulgarité mise de côté, il y a eu aussi les gros culs des meufs à Botero, en Colombie, depuis Rubens, qui lui aussi d'ailleurs n'y mettait aucune vulgarité (A l'époque, mieux valait faire envie que pitié, comme aurait dit ma grand-mère, et donc c'était assez valorisant d'avoir de telles rondeurs, signe de richesse.) Je vais faire une recherche sur les gros culs dans l'art depuis Rubens, tiens, ça pourrait être intéressant.

Oslav Boum a dit…

ça n'a rien à voir mais je voulais rendre hommage à un très bon chili goûté chez la Totoche family.

Totoche Tannenen a dit…

Je transmets à la nénenne. Merci pour elle.