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samedi 9 mars 2013

Silence, on rêve

Comès in (A suivre) n°239

Inexplicablement absent du hors série (A suivre), Silence, on rêve (1991), on retrouvera Didier Comès en décembre 1997 dans le dernier numéro de la revue. L'auteur de Silence, de La Belette ou encore de L'Arbre-cœur , disparu le 6 mars 2013, y rendait hommage aux géants d'(A suivre) que furent Pratt, Tardi... et Comès !

mercredi 12 décembre 2012

Travaux Prattiques


Laura chez Céleste
Il fallait être sacrément gonflé pour oser aller frapper à la porte d'Hugo Pratt afin de lui demander conseil. C'est pourtant ce que fit ce premier septembre 1972, du haut de ses quinze ans, la jeune Laura Scarpa, une passionnée de fumetti qui avait flashé l'année précédente sur La Ballade de la mer salée. Une excellente idée toutefois puisque, dans les années qui suivirent, Laura eut la chance de recevoir encore quelques cours particuliers, notant fébrilement sur ses petits carnet (déjà !) les saintes paroles professées en vénitien par le "Maître de Malamocco".


Depuis, Hugo a rejoint Raspoutine et Laura a consacré sa vie à la bande dessinée, que ce soit en tant que dessinatrice -elle débuta dans Linus et illustra entre autres C'est la vie (dont seul le premier tome a paru en 2001 en français chez La Mascara/Privilèges) sur un scénario de son ami Carlos Trillo, ou en écrivant des ouvrages spécialisés (Designare Dylan Dog).


 On a récemment pu voir en France ses illustrations dans une petite méthode pour apprendre l'italien (La Casa sulla scogliera) mais ce sont surtout les deux volumes de Caffè a Colazione, une sélection des dessins qu'elle poste quotidiennement sur un de ses blogues, qui témoignent de sa grande sensibilité et de ses talents d'aquarelliste.




 Laura fut également éditrice ou rédac'chef de revues aujourd'hui disparues comme Il Corrierino pour les enfants, Blue puis Touch pour les adultes et Animals, pour tous (pour la taquiner, certains prétendent d'ailleurs que le "ls" d'Animals, c'est elle !). Elle dirige toujours actuellement la passionnante revue d'information Scuola di Fumetto.


Depuis que les éditions Coniglio ont jeté l'éponge, Laura, qui rêve toujours de ressusciter sa "créature" Animals, s'occupe -quand elle n'est pas en cuisine - de Comicout, une association pour la défense et la reconnaissance du neuvième art en Italie et donne à son tour, depuis quelques années, des cours de bandes dessinées sur internet.


Hugo Pratt - Le lezioni perdute / Laura Scarpa / Mompracem / 2012 / 24 €

 Aujourd'hui donc, c'est avec son nouveau label, Mompracem, que Laura Scarpa (aidée par Francesco Coniglio) nous propose de redécouvrir avec Le Lezioni perdute, les leçons oubliées que donnait Hugo Pratt à l'école panaméricaine, créée à Buenos Aires dans les années cinquante par Enrique Lipszyc.



L'occasion de découvrir, sur environ 220 pages (en italien et en espagnol), de nombreux dessins méconnus d'un Pratt alors nettement influencé par Milton Caniff et dont la bible graphique était d'ailleurs constituée de cases de Terry et les pirates découpées et collées dans un cahier. On y trouvera également les témoignages de ses collaborateurs : Stelio Fenzo, Guido Fuga, Milo Manara (le seul à avoir illustré ses scénarios), Alberto Ongaro, Ivo Pavone, sa fille Silvina, Raffaele Vianello, ou encore de José Muñoz, ancien élève de l'école panam' (dont le professeur ne fut d'ailleurs pas Pratt mais Alberto Breccia) et d'auteurs moins âgés tels Paolo Bacilieri, Angelo Stano et évidemment la toujours belle et jeune Laura Scarpa !

Goossens est battu !

Plus d'infos sur Hugo Pratt-Le lezioni perdute :
http://fumiefumetti.blogspot.fr/2012/11/cioe-mo-siete-in-tanti.html
Plus d'extraits (vaut le coup d’œil rien que pour découvrir HP en héros de roman-photo) :
http://archivespratt.over-blog.com/article-pratt-et-son-eleve-111967490.html

Grazie mille a "ls" !

dimanche 4 mars 2012

Анна (même pas drôle)


"Les Cahiers russes, ce n'est pas de l'"Action comics", 
mais Anna Politktovskaïa, c'était une Wonder Woman." 
 Igort.

Si l'on en croit les infos, en Russie, le grand soir n'est pas encore pour ce soir.

"Il doit bien y avoir un moyen de s"échapper de cet enfer... 
Il y en a surement un, en dehors du sommeil et des rêves..." 
Raspoutine, in La maison dorée de Samarkand


samedi 18 février 2012

Génération HP

 (photo Dominique Cazenave)

En parlant de plagiat, en voici un superbe que l'archiviste du Plan B(d) a retrouvé dans le fameux n°64 de Métal Hurlant, daté de juin 1981.


vendredi 23 décembre 2011

Dans la tête d'Olivier Appollodorus

 (Bon, j'ai hésité à le publier celui-là, mais puisque je n'ai toujours pas trouvé de réponse...)



Une vie sans Barjot... "Mais qu'est ce que c'est que ce titre de merde ?" aurait pu dire la très raffinée Crainte !
Il fallait vraiment que ce récit psychologique soit signé Appollo et Oiry pour que j'aie envie de me plonger dans cette histoire d'ado, plus proche de Black Hole que des Beaux Gosses.

Au lycée, j'aurais certainement détesté Mathieu. Beau comme un camion -épargné par l'acné, ça aide- , ce gamin pas con, curieux et cultivé rêve d'études littéraires que ses parents lui laisseront faire à la capitale. Plutôt mûr et sûr de lui, bien dans ses baskets, il n'a même pas besoin d'être obsédé par le sexe comme les ados de Sattouf : la fille dont il est secrètement amoureux lui tombe dans les bras : dégueulasse !
Certes, on pourrait reprocher à Mathieu de lire des petits mickeys, mais même pas : monsieur est déjà passé à Crumb, Tardi et Forest (de la vraie littérature, comme Pratt, quoi : pas de la bédé pour attardés) et rêve déjà de partir sur les traces de Tintin et Conrad (pas Didier, l'autre) au Congo. Rien que ça...
Bref, le camarade de classe haïssable.

Mais tout ça ne nous dit pas qui c'est ce Barjot ? Et pourquoi Mathieu "doit-il obligatoirement se la péter avec des citations en anglais" ? D'ailleurs, je me demande comment ils disent "barjot" à Londres ?



mardi 12 juillet 2011

Les vacances à la mer, c'est l'enfer.

Quand j'en aurai marre de bronzer comme un con, je descendrai à Marseille où l'on ne rend pas un, mais deux hommages à Roger Blachon (1941-2008) !


Delacroix et Matisse me serviront d'alibi auprès de Mme Totoche. Facile.


La Galerie Little Nemo quant à elle débarque le temps d'un week-end à Brignoles, avec l'artillerie lourde : Crepax, Manara et Pratt -rien que ça- pour une expo-express. 'Va juste falloir trouver le bon créneau.


Corto, par Crepratt

Vous ne le savez peut-être pas, mais Andrea Pazienza (1956-1988) est un auteur culte en Italie. Si vous êtes du côté de Nice, ça vaudrait le coup d'aller faire un peu de tourisme à Turin, où la Galerie Little Nemo -toujours elle- expose un fabuleux bestiaire jusqu'au 23 juillet.


Coincés à Paris ? Vous pouvez encore embarquer (jusqu'au 21 août) à la Pinacothèque pour un voyage imaginaire avec Hugo Pratt. Bon, ce n'est pas un voyage low-cost mais c'est vrai que les paysages sont somptueux. Et puis Hobopok a aimé, c'est déjà pas mal. Impossible à oublier de toutes façons : c'est placardé sur tous les autobus.


Toujours à Paris, courez vite voir Kees Van Dongen, fauve, anarchiste et mondain, au MAM ; ça finit le 17 juillet. il y a de l'espace et il y fait moins chaud que chez les frères Caillebotte (trop tard). Encore un qui doit énormément à Steinlen ! Instructif. Passionnant. Somptueux.


Vous êtes encore là ? Non mais qu'est-ce que vous attendez ?

dimanche 28 février 2010

Dernier Tango à Paris

(Carlos, Gare de l'Est)

Dernière semaine pour aller coller son nez sur les superbes planches et fantastiques portraits de José Muñoz qui resteront exposés à la Galerie Martel (Paris Xe) jusqu'au 6 mars 2010.

l'hommage de René Pétillon

Comme à chacune des précédentes expositions, un documentaire vidéo présente l'artiste et son travail aux visiteurs qui se donneront la peine de s'asseoir quelques minutes devant l'écran.

José Muñoz,
dessin original pour

Carlos Gardel, la Voix de l'Argentine - première partie
,
(scénario : Carlos Sampayo)
Futuropolis, 2007

On y verra ici le dessinateur argentin évoquer ses premières historietas réalisées à l'École Panaméricaine d'Art de Buenos Aires sous l'influence de ses maîtres Hugo Pratt et Alberto Breccia, la rencontre -qui allait ouvrir une des plus belles pages de l'Histoire mondiale de la bande dessinée- organisée par son compatriote Oscar Zárate avec Carlos Sampayo, ou bien encore répondre à une jeune dessinatrice en herbe lui demandant quelque conseil quant à la lisibilité de son travail. À ne pas rater.

José Muñoz
Julio Cortázar, “El Perseguidor”
2007