mardi 27 mai 2008

Est-ce que les martinets ? ...


Dans son dernier ouvrage à paraître chez Bayou/Gallimard début juin, Edmond Baudoin nous fait partager ses interrogations sur les relations entre hommes et femmes, l'Amour, l'Art, essayant de résumer tout ce que "l'arleri", ce petit moineau écervelé, a cru comprendre pendant ces années de vols chaotiques.



Certes, nous ne sommes pas tombés du nid pour apprendre que depuis leur plus jeune âge, les mecs se battent pour être le plus fort, le plus rapide en mobylette, avoir le plus gros pare-buffle, pisser le plus loin, etc. Très galamment d'ailleurs, Baudoin évite de nous rappeler que c'est quand même ça qui attire les gonzesses (à part peut-être pour le fait de pisser le plus loin) !


Mais la ballade à travers les années et les rues de Paris que nous propose cette fois-ci le poète niçois est une indéniable réussite, au même titre que les "Couma Aco" et autres "Chemin de St Jean".



C'est en variant les styles : utilisant couleur directe, photos, dessins pleine page, esquisses, et en se jouant des codes spacio-temporels du 9e Art que l'auteur nous emmène avec lui dans les méandres de ses pensées, sans qu'on ne trouve aucun temps mort tout au long de ces 100 pages.

Le mélange fait entre l'auteur et ses personnages, eux-mêmes fictifs ou bien réels, tantôt narrateurs, tantôt acteurs, femmes ou hommes, jeunes ou âgés (voire très âgés) m'a rappelé (toutes proportions gardées) les grandes heures de Manara avec "Jour de Colère" ou "H.P et Giuseppe Bergman" ("suis-je une jolie fille bien dessinée ou une laide mal dessinée ?").

Très émouvante aussi, la galerie de portraits anonymes de prisonniers et l'hommage à Laurence Harlé.



Il parait que les martinets peuvent faire l'amour en plein vol ...
Mais les arleris, comment s'envoient-ils en l'air ?



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Merci à Oslav Boum.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Hé bien ça fait plaisir de voir que je n'avais pas fait fausse toute. Joli billet.

Totoche Tannenen a dit…

Merci. Et en plus, maintenant, il est dédicacé :-)