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mardi 5 mars 2013

Brom !

La Ribambelle aux Galopingos (Roba/Vicq-1968-Dupuis)

 Parti pour trouver des traces de Tembo Tabou dans La Ribambelle aux Galopingos, voilà que je tombe sur du Voyageur du Mésozoïque. Dingue !

Le voyageur du Mésozoïque (Franquin-1960-Dupuis)

mardi 18 septembre 2012

Le Gang des barbares

http://www.spirou.com/journal/home/3883/spirou3883-01.jpg

J'ai trente secondes ce matin pour vous inciter à descendre fissa -c'est le dernier jour- au kiosque et y acheter, s'il en reste, un exemplaire du n°3883 du journal Spirou daté du 12 septembre.
Un numéro exceptionnel en hommage à Peyo avec un superbe cadavre exquis réalisé par 24 auteurs, librement inspiré des Barbares, un tout-début de vague esquisse d'ébauche pour un projet de scénario du créateur des Schtroumpfs pour la quatorzième aventure de Johan et Pirlouit, ainsi que la présence d'anciens collaborateurs du studio : Derib, Maury, Walthéry, Wasterlain.
 De mémoire de Totoche, le dernier aussi beau était celui du N°2173 du 2 décembre 1979 pour les vingt ans de Boule et Bill.










 En bonus, je vous ressers la planche que Blesteau avait dessinée pour le Spirou pirate n°23 (supplément du n°2236 du 19 février 1981) et qui me parait fort à-propos.

samedi 23 juillet 2011

Photos de vacances


 Cette année, les photos risquent d'être moins ratées que les vacances, du moins en partie grâce au nouvel appareil-photo de Mme Totoche...




Vivement la rentrée !

samedi 25 juin 2011

Cadavres exquis

 Une question me taraude depuis que j'ai découvert les épisodes de l'émission Du tac au tac, récemment mis en ligne par l'INA : que sont devenus tous ces dessins ? Ornent-ils le caveau d'un collectionneur fou ? Sont-ils en train de pourrir dans les caves de l'ORTF ? Ont-ils été passés à la broyeuse ? Grosse angoisse...


 Ronan L., qui a mené l'enquête pour le compte du Plan B(d) en a retrouvé une partie. Pas les originaux, hélas, mais tout de même un petit recueil d'environ cent-cinquante pages paru en 1973 chez Balland où sont compilés les dessins réalisés par une quarantaine de dessinateur pour l'émission de Jean Frapat, entre 1969 et 1972.

La règle du jeu

Morceaux choisis, avec par ordre d'apparition Peyo, Roba, Franquin, Morris, Buzzelli, Forest, Druillet, Sio et Gigi :

Un p'tit Schtroumpf, Schtroumpf, Schtroumpf...





Une affiche de rêve

(un grand merci à Ronan)

vendredi 22 avril 2011

I.N.A : du tac au tac...

L'émission de Jean Frapat, Du Tac au Tac, diffusée en prime-time de 1969 à 1975 (?) par l'O.R.T.F, dans laquelle s'affrontaient au cours d'épiques joutes graphiques, dessinateurs de presse et de bandes dessinées, est désormais accessible à tous sur le site internet de l'I.N.A.



Du Tac au tac avec Brétécher, Jidéhem, Morris et Tillieux

Je dois bien reconnaitre que je n'ai, en raison de mon jeune âge (ou de mon Alzheimer précoce), aucun souvenir de cette émission, et que je ne dois cette découverte qu'à la lecture d'un récent billet du blog de Li-An.

Cette lacune est d'autant plus incompréhensible qu'un billet chroniquant cette émission avait déjà été rédigé par un certain M. Archive, en ... 1972, dans les pages de Spirou !

Spirou n° 1792 du 17 août 1972 

Ami lecteur, si toi aussi tu veux combler cette éventuelle carence, l'index chronologique du site BDGest' risque fort de t'être utile (si tu veux pas, tant pis, Jean Frapat une maladie).

dimanche 21 février 2010

Un Gars, Une Fille


C'est en 1995 que le Catalan Manel Fontdevila (Une vie de Saint enluminé par Alfonso López, édité Fluide Glacial en 1996-), alors trentenaire, entreprend de raconter sous la forme de gags en une page, sans complexe ni tabou, la vie quotidienne d'un jeune ménage constitué par Emilia, prof de gym de son état et Mauricio, livreur de pizzas à ses heures.


La Parejita, S.A. parait depuis régulièrement dans l'hebdomadaire satirique espagnol El Jueves, dont Manel Fontdevila fut un des rédac'chef, et qui serait un peu l'équivalent en France d'un mix entre Fluide glacial et L'Écho des Savanes, mâtiné d'un soupçon de Charlie Hebdo. En effet, l'équipe d'El Jueves n'a pas peur de se frotter à des sujets qui fâchent comme la politique du gouvernement, les frasques de l'E.T.A. ou bien celles de la famille royale, ce qui valut à certains de ses membres (dont M.F.) la joie de connaître des tribunaux espagnols.

Toute la finesse d'El Jueves

Bien que les tribulations des deux tourtereaux s'inspirent de la propre vie de couple de l'auteur, nombreux sont les lecteurs ibériques à se reconnaître dans ce petit brin de bonne femme portant la culotte ou dans cet ado attardé ayant une fâcheuse tendance à se laisser vivre. Il faut dire que, sans être non plus dans "l'Espagne d'en bas", les préoccupations de Mauricio sont souvent plus terre-à-terre, moins "intellectuelles", que celles de Mr Jean, notre bobo national préféré.
Plébiscitée par le public, La Parejita, S.A. aurait (je n'en suis pas certain) même été adaptée en dessin animé pour la télévision.


Hélas et à moins que je ne dise des conneries, la série n'a toujours pas franchi les Pyrénées. Le mode de vie "à l'espagnole" serait-il trop éloigné du "modèle français" pour séduire éditeurs et lecteurs francophones ?


Même s'il ne fait pas toujours dans la dentelle (il en faut bien plus pour choquer les lecteurs d'El Jueves dont la finesse n'est pas forcément non plus la spécialité...), c'est toujours avec une grande tendresse que Manel Fontdevila observe ses amoureux se débattre pour survivre dans leur milieu. Malgré l'usure du temps, le couple tient bon et Emilia et Mauricio connaitront même un heureux évènement, juste en même temps -ah ben dis donc ça alors c'est dingue- que l'auteur et sa compagne !


Ainsi, La Parejita, S.A. n'est pas qu'un fade alignement de gags-gros-nez de plus, mais bien l'occasion pour Manel Fontdevila de réaliser une véritable satire sur la société des années 1990-2000, comme il le fait en parallèle, avec une rigueur scientifique, dans ¡Para ti que es joven !, deux pages satiriques hebdomadaires co-signées avec son son compère Albert Monteys, toujours dans les pages d'El Jueves.


Même si le rapprochement que font certains avec Le Retour à la Terre de Ferri et Larcenet est bien vu, je préfère personnellement imaginer La Parejita, S.A. comme le croisement improbable, par un rédac'chef qui aurait pété les plombs, entre un family-strip pépère à la Boule et Bill et un Titeuf, plus trash.

©Manel Fontdevila/Público

Tout comme Alfonso López, l'inusable Manel Fontdevila exerce également ses talents de caricaturiste pour le journal Público. Les hispanophones peuvent lire leurs cartoons respectivement ici et .

Yellow Kid

La plupart des albums de Manel Fontdevila paraissent logiquement chez l'éditeur El Jueves.
Je ne connais malheureusement pas Súper Puta (probablement plus "ardu"), qu'édite Glénat-Espagne et dont les somptueux dessins aperçus sur la toile laissent deviner l'admiration que voue Manel Fontdevila au dessinateur français Blutch.