Affichage des articles dont le libellé est Chaland. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chaland. Afficher tous les articles

mercredi 1 février 2012

Yann et les héritiers


Bon. Ne lisant plus Spirou et toujours pas L'immanquable, me voilà comme un flan à attendre que l'affaire Gringos locos (aperçu par bribes dans Casemate n°44) se débloque afin de pouvoir découvrir la vision par Olivier Schwartz et Yann du périple effectué dans les années 40 par Jijé, Franquin et Morris aux États-Unis et au Mexique (espérons tout de même que ça ne dure pas aussi longtemps que l'affaire Florence Cassez).


Un gag (et une promotion), visiblement dus à la grosse tête de certains héritiers, que même le provoquant scénariste des Innommables et de Nicotine Goudron n'aurait sans doute pas osé tenter !


 Pour passer le temps (et avant que la loi nous oblige peut-être un jour à le brûler), on se replongera avec délectation dans le n°64 de Métal hurlant où en 1981, Yves Chaland, assisté de Serge Clerc et Denis Sire, imaginait déjà sous la forme d'une parodie des hagiographies à la Don Bosco ou Emmanuel, une admirable et édifiante Vie exemplaire de Jijé.

Dans ces images, notre dessinateur s'est amusé 
à glisser quelques clins d’œil iconoclastes. Sauras-tu les découvrir ?

Quand je pense qu'on nous répète que c'était pas mieux avant...  Consternant.


(vignettes extraites de La Vie exemplaire de Jijé par Chaland, Clerc et Sire, in Métal Hurlant n°64, 1981, Humanoïdes associés. Merci à Alan, Jean-Mi, Jicé, Laura, Vivian et Lebrunf9)

Où ai-je mis le numéro de téléphone de mon avocat ?

lundi 8 août 2011

Le jeune Yves


Cette mini-pub a été réalisée par Yves Chaland pour Jalons. Elle est parue en juin 1981 dans le n°64 de Métal Hurlant* et m'a permis de découvrir l'interview, mise en ligne il y a quelques années par le forum des amateurs de l'oeuvre d'Alec Severin Abordons la BD autrement, que les jeunes** Yves Chaland et Luc Cornillon avaient donné en 1980 au fanzine de Basile de Koch.
Les amateurs d'humour teigneux façon Jeune Albert ou Hauts de Pages devraient se poiler.

(* numéro mythique contenant La Vie exemplaire de Jijé, réalisé à six mains par Yves Chaland, Serge Clerc et Denis Sire)
(** vingt-deux ans chacun)

vendredi 6 mai 2011

Flamingants comics

 

Raymond Koot, alias Typex est un illustrateur amsteldamois né en 1962. Il a jadis travaillé avec Peter Pontiac et est l'artiste hollandais le plus  important, après Rembrandt. C'est du moins ce qu'affirme Nick Cave depuis que Typex a dessiné une affiche pour son groupe, Grinderman.

On peut découvrir quelques-uns de ses travaux (ainsi que ceux de ses talentueux collègues) sur le site de l'agence néerlandaise Shop Around pour laquelle il travaille actuellement.

******


Les Amis de Freddy connaissent déjà Lode Devroe qui avait signé l'ex-libris du premier numéro du JDADF. Cet illustrateur belge est né à Waregem en 1963 et a étudié le design graphique à Gand. Il débute comme illustrateur pour une marque de vêtements en 1984 et réalise quelques BD depuis 2001. Comme on peut le constater, Lode Devroe ne cache pas son admiration pour Yves Chaland et le style atomium. Il collabore également à l'agence Shop Around.

lundi 13 décembre 2010

Le cimetière des éléphants roses

Que ?
Sweep ? Dina ?? Freddy ???
Vous êtes là ?


La vache, je crois que j'en tiens une bonne.
Cette fois, il faut vraiment que j'arrête de picoler.

lundi 16 août 2010

Glop-Glop Big Jim !

J'en entends d'ici qui rigolent en douce : "Ted Benoit ?* N'importe quoi ! Il est tombé sur la tête ou quoi ce pauvre Totoche ? Pourquoi pas Chaland, tant qu'on y est ?".

Ben justement, puisqu'on y est... Alors que je continuais à fouiner dans ce carton, j'ai bien cru que j'allais m'étouffer en tombant sur ces deux autres pages de réclame contenues dans les n°710 et 712 du Nouveau Pif (novembre 1982) :



Kof ! Kof ! Kof ! Ce trait, ces mains, ces rochers, ces couleurs... Saperlipopette ! Se pourrait-il que ???

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, veuillez vous découvrir, car après vérification dans le listing de l'ouvrage Chaland et les Publicitaires (où elle ne sont pas reproduites et dont par ailleurs le coût dissuasif aurait pu faire espérer un minimum de correction orthographique), nous sommes en mesure d'affirmer que oui, ces deux illustrations sont bien de la main du grand Yves Chaland.

Une minute de silence (Ha ! Ha ! Ça rigole moins, déjà).

Chaland et les Publicitaires,
2000,
éditions Champaka,
67 € . Kof ! Kof ! Kof !

mardi 10 août 2010

T'as l'bonjour du jeune Albert


Deeeemandez le Jidéadéeffe ! Deeeemandez le Jidéadéeffe !
Au programme : Frank Le Gall, Jacques Terpant, Pierre Tranchand (Baston (!) und Zakusky), l'illustrateur canadien Paul Rivoche...
Sans oublier, l'exceptionnel, le phénoménal, l'inoubliable -j'ai nommé mesdames, mesdemoiselles et messieurs- : Yves Chaland, bien sûr !
Let op ! Plus que quelques numéros disponibles : on se dépêche, mesdames, mesdemoiselles et messieurs !
Deeeemandez Le Jidéadéeffe !

mercredi 26 mai 2010

Anti-rouille


J'ai cru halluciner en découvrant dans les rayonnages d'un Barne & Nobles (genre de Fnac à la sauce US) du fin fond du Far-West où je séjournais récemment, qu'Heavy Metal, la version étasunienne de "notre" Métal Hurlant national, adaptée dès 1977 et que je pensais reléguée à la case souvenirs, paraissait encore !


O.K., le moins que je puisse dire, c'est que son contenu ne m'a pas emballé, ce qui m'a permis d'économiser une poignée de dollars. Of course, Métal sans Mœb, Druillet, Chaland, Clerc ni Sire, ça ressemble un peu à un hamburger pour végétariens (ou à un cassoulet sans saucisse pour causer comme Gros Dégueulasse).


Allez, ne crachons pas dans la soupe : Heavy Metal a tout de même le mérite de faire connaître aux Yankees quelques bédéistes européens (dont certains frenchies), un luxe à notre époque.

Il est possible de feuilleter quelques pages ("preview samples pages") du magazine -désormais bimestriel- sur le site officiel qui présente aussi une galerie exposant l'ensemble des couvertures (fortement recommandée aux amateurs de pin-ups en string avec épée) et récapitulant les sommaires numéro par numéro.


Au sommaire de celui d'août 1985 (visiblement archi-rentabilisé !), sous une couverture de Toni Taylor et comme dans un rêve d'ado attardé, figuraient ainsi Yves Chaland, Nicole Claveloux, Richard Corben, Frank Frazetta (poster central), Juan Gimenez, Pepe Moreno, Daniel Torres... Toute une époque.

4decouv'

"The natives give Freddy the nickname of "Bula Matari",
which means "the rock breaker",
because of his impetuosity and enthusiasm."

Elephant Cemetery,
Yves Chaland

Profitons-en pour rappeler l'existence de L'Ange du Bizarre, le blog tenu par Jean-Pierre Dionnet (un des quatre fondateurs de Métal Hurlant) sur le site des Humanoïdes Associés, à mon avis bien plus efficace comme anti-rouille !

dimanche 7 mars 2010

Pavillons Noirs

(Réponse au quizz)

Philippe Dupuy
in Spirou Pirate n° 35, Dupuis, 1981

C'était donc bien Philippe Dupuy, du fameux duo Dupuy/Berbérian, l'"invité-pirate" du trente-cinquième numéro de Spirou-Pirate, contenu dans le n°2260 du magazine Spirou, ce 6 août 1981.
Cet ancien élève des arts-décos, (co-)couronné en 2008 par un Grand Prix à Angoulême, publia ses premières planches en 1977 dans le fanzine breton Tresadenn, puis en 1980, dans l'éphémère mensuel belge Aïe dirigé par Jean-Claude de la Royère, avant d'envoyer cette planche au jeune José-Louis Bocquet, alors rédac'chef de Spirou Pirate.

couverture du Spirou Pirate n° 35
par Didier Conrad

Ce petit supplément de seize pages était agrafé (à la manière de son illustre prédécesseur, Le Trombone Illustré) une semaine sur deux entre les pages centrales de l'hebdomadaire belge.
Initialement imprimé au dos des posters, Spirou Pirate, né en 1980, prenait un an plus tard, à partir du vingtième numéro, la forme d'un véritable magazine, dynamique et participatif, faisant appel à du sang neuf et aux lecteurs pour animer certaines rubriques, un peu à la manière des Vacheries de Corinne à Jeannot ou des Récrés de Totoche.
Spirou Pirate vivra trente-neuf numéros et sera remplacé en octobre 1981 par l'austère (et bleu) Correspondant.

La Fille du Pirate,
Patrice Pellerin,Spirou Pirate n°28, Dupuis

Ainsi, L'Invité Pirate tentait d'ouvrir nos petits yeux glauques d'accros à Génial Olivier, Papyrus, Sammy ou Yoko Tsuno en nous présentant des auteurs venus d'autres horizons : Andréas, Duveaux, Gigi, Jannin, Lamorthe, Lucques, Pellerin, Violeff, etc. rejoignaient ainsi... Yves Chaland !
C'est en effet ici que le premier des invités pirates fit discrètement sa première apparition dans Spirou, quelques mois seulement avant sa fracassante entrée, officielle cette fois, avec la reprise du personnage-titre !

Jack le Sanguinaire ,
Yves Chaland
Spirou Pirate n°20, Dupuis

L'École de la B.D. faisait naître de nombreuses vocations en publiant les premières planches des jeunes lecteurs, revues et corrigées par de vrais pros comme Benn, Blesteau, Degotte, Devos, Fournier, Jarry, Mazel, Seron, etc.

L'École de la B.D. avec Jean-Claude Fournier,Spirou Pirate n°31, Dupuis

Muni de sa carte du Club des Correspondants, les plus audacieux rêvaient de devenir grand reporter, laissant aux autres l'espoir de pouvoir tester les jeux et jouets dernier-cri. Enfin, combien de futurs geeks se sont-ils initiés, grâce aux Goupil du club, à cette nouvelle et intrigante discipline appelée "informatique" ?

Antonio Cossu,
Spirou Pirate n°30,
Dupuis, 1981

Mais -allez savoir pourquoi !- parmi toutes ces rubriques, c'était Les Faux dans la Bande Dessinée, pastiche organisé apparu avec la nouvelle formule, qui me passionnait. Le but du jeu ? : deviner quel dessinateur avait plagié la série d'un de ses collègues de la maison Dupuis !!!
Docteur, c'est grave ?

Jobard et Ptilouis, par Peyoyo alias...
(la réponse dans les commentaires ?)
Spirou Pirate n°23, Dupuis

dimanche 31 janvier 2010

Chaland recalé


Il était une fois aux Beaux-Arts de Saint-Étienne, un groupe de quatre fiers étudiants constitué par Yves Chaland, Michel Bellon (un futur publicitaire), Jean-François Biard et Luc Cornillon, décidant de créer leur fanzine.

L'Unité de Valeur
, tiré à deux-cent-cinquante exemplaires, ne comptera que deux numéros et servira de travail de fin d'études à nos jeunes Stéphanois. Comme l'expliquait le père du Jeune Albert en 1992 dans PLG n°28 , quelques exemplaires invendus furent envoyés à divers magazines, en guise de carte de visite.

On retrouve la trace de celui envoyé en 1976 à l'hebdomadaire Spirou, dans les pages du n°2004, à la rubrique Et les Fanzines tenue par Terence, alias Thierry Martens, qui avait -selon Yann*- déjà refusé plusieurs Cartes Blanches à Chaland (ainsi qu'à Serge Clerc !).


Le rédac'chef de l'époque fut assez sévère, se contentant d'apprécier le benday ("impression correcte"!) et de féliciter Cornillon, mais ne vit hélas pas le génie en devenir de Chaland, caché dans les pages du fanzine... Dur, dur d'être rédac'chef !

Chaland étant aujourd'hui unanimement reconnu, cette historiette prête à sourire et l'on ne peut évidemment pas en vouloir au pauvre Martens, grâce à qui émergèrent (tout de même !) des talents comme Conrad, Frank, Geerts, Hislaire, Wasterlain, Yann, etc. d'être passé à côté ce jour-là...

Car, heureusement pour tout le monde et tout est bien qui finit bien, un autre exemplaire de L'Unité de Valeur fut judicieusement adressé à la rédaction de Métal Hurlant, retenant cette fois-ci l'attention de Jean-Pierre Dionnet qui y verra, lui, "la meilleure couverture fanzine de l'année"**.
On connait la suite.

Et les Fanzines ?
Terence/Franquin
in Spirou 2004,
9.9.1976, Dupuis


*Yann-Un Harem de Papier-Entretiens avec Ronan Lancelot, Toth 2004

**Chaland-Portrait de l'Artiste, collectif sous la direction d'Isabelle Baumenay-Joannet et Éric Verhoest, Champaka 2008

samedi 23 janvier 2010

Le saviez-vous ?


Pour l'élaboration du F-52, le premier aéronef à propulsion atomique (dont le vol inaugural eut lieu entre Le Bourget et Melbourne), Yves Chaland reconnaissait s'être inspiré de la couverture d'un numéro de Science et Vie, paru en 1949.
Étonnant, non ?


Eh oui, comme nous le rappelle -non sans humour- notre confrère Pat Rik avec sa pâte dentifrice, que l'on s'appelle Chaland, Caniff, Ibañez, Séron ou Giraud ne change rien à l'affaire : quel que soient son talent et son imagination, rien (?) ne remplacera jamais une bonne vieille documentation.

vendredi 11 décembre 2009

Chaland par cœur

Hum.
Pour faire passer le mauvais goût du billet précédent, je vous propose une page de pub.


Les publicitaires aiment bien la ligne claire : comme c'est pas trop dur à comprendre, même pour les plus abrutis d'entre nous, alors ils se disent que ces petits dessins "sympas"(et pas chers) devraient bien pouvoir nous donner envie d'acheter leurs merdes.

Dans les années 80, Yves Chaland a ainsi réalisé un paquet d'illustrations comme ça, au lieu de nous dessiner plein de Bob Fish ou de Freddy Lombard.
Un bouquin flou reprenant ses différents travaux a même été édité par Champaka.

Si j'ai bien compris, cette réclame pour les stylos Parker ne figurerait pas dans le recueil (à vérifier). Le talent du regretté créateur du Jeune Albert permet d'y reconnaître aisément le gand footballeur français Maxime Bossis (à grandes z'enjambées !), aux côtés de l'artiste québécoise Carole Laure et du chanteur belge Plastic Bertrand.

(pour revoir la pub Gepy, c'est )


" (...) It's not today que le ciel me tombera sur la tête (...) "

lundi 30 novembre 2009

Vrai-faux Chaland

Ce petit strip mettant en scène Sweep, Dina et Freddy Lombard, ça m'étonnerait que vous l'ayez vu chez Les Amis de Freddy :


Et par dessus le marché, Yves Chaland n'est pas seul à être "piraté" de la sorte (non Geert, t'es pas tout seul) : en effet, Jordi Bernet, Carlos Giménez, Mike Mignola, Masashi Kishimoto (Naruto), Akira Toriyama, Yslaire, Zep... Ils sont tous susceptibles de passer à la moulinette de Sergi San Julián (auteur de deux tomes -non lus- d'Interface avec Dominique Latil chez Dargaud).


Le Catalan relance le temps de quelques strips, la mode des parodies et autres pastiches qui firent la gloire de Roger Brunel ou d'Al Voss dans les années quatre-vingt.
Ça n'a pas d'autre prétention que de vouloir nous faire sourire tout en révisant nos classiques et c'est à voir sur le blogue de Sergi San Julián ou bien sur le site de Glénat-Espagne.

dimanche 22 novembre 2009

Faux ce qu'i' faux


Le web est une véritable toile d'araignée pour les collectionneurs, notamment de bandes dessinées : les "faux" pullulent sur les boutiques virtuelles et l'extrême prudence est donc de mise.
Il convient d'être particulièrement informé sur son auteur favori ainsi que sur le vendeur de la planche originale, de la dédicace ou de la sérigraphie convoitée, tant les faussaires se perfectionnent.

Heureusement, certaines imitations restent encore assez grossières, et un minimum de bon sens permettra d'éviter de tomber dans le panneau.
Quel gogo irait par exemple dépenser le moindre centime pour ce soit-disant ex-libris d'Yves Chaland (en vente au moment où je rédige ces lignes), prétendument réalisé pour le réseau de libraires Canal BD ?

Un site bien achalandé (Ho ! Ho ! Ho !)

En effet, tout ADF qui se respecte vous confirmera en smileyant que les premiers ex-libris imprimés par Canal BD ne le furent qu'après la disparition de Chaland, survenue en 1990. Eh oui !

Heureusement donc, que les fans de Mœbius, Bob de Moor ou Chaland -entre autres- veillent. La visite de leurs blogues, avant tout achat intempestif, pourra vous éviter bien des déconvenues.

Encore plus flagrant : ce grossier "Li-An",
proposé à la vente vente depuis des mois...
Mais que fait la police ?

Et puis vous n'êtes pas obligés non plus d'alimenter ce juteux et nauséabond marché de la revente de dédicaces.
M'enfin... On vous aura prévenu.


samedi 5 septembre 2009

Clin d'œil et A.D.F.


Les récentes et estivales tentatives de soudoiement du vil Geert, chef auto-proclamé du très select Club Les Amis de Freddy, auront été vaines.
Au Plan B(d), la ligne éditoriale est peut-être souvent sinueuse, mais elle reste claire : débusquer les fraudeurs avec un maximum de mauvaise foi.

Faisant fi des risques de représailles que cela comporte (les membres de la nébuleuse des A.D.F. agissent à travers le monde), il était donc de notre devoir de vous informer de la triste vérité :
les A.D.F. ne sont qu'un piètre plagiat
.

Et pas des moindres !
La preuve avec ce document exceptionnel, datant de 1958, que nous publions également à nos risques et périls :

Coke en Stock, Hergé, 1958, Casterman

"Périssez misérables insectes !
Tant que mon cœur battra dans ma poitrine,
je pourchasserai vos semblables et je les exterminerai sans pitié !"
*

Eh oui.
Je sais, c'est moche.
Mais c'est ainsi, la juste lutte du Plan B(d) continue.

Allez, pour se donner du courage, reprenons tous en chœur :
-"♫ ♪ Totoooooche, ami, partout, toujouuuuurs... ♬ ♪"




(* Le Jeune Albert - édition complète, Yves Chaland, Les Humanoïdes Associés, 1993)

lundi 12 janvier 2009

Gert Dooreman existe !

On connaissait les écorchés de Rembrandt et de Beuckelaer ...
Dooreman perpétue cette tradition flamande !

J'apprenais, le mois dernier, à la lecture du premier numéro (déjà épuisé) du Journal des Amis de Freddy, une anecdote au sujet de Blondin et Cirage, les deux personnages créés en 1939 par Joseph Gillain, plus connu sous le pseudonyme de Jijé.

Jeunes Ailes par Jijé (couverture : Dooreman), Magic Strip, 1984.

En effet, il semble que certains collectionneurs fortunés s'arrachent à prix d'or l'album Jeunes Ailes, édité en 1980 chez Yann Rudler, soit près de quarante ans après sa parution dans le journal Petits Belges en 1941 et 1942, et dont la couverture présente la particularité d'avoir été dessinée, en 1980, dans le style de Jijé par le fameux Yves Chaland...
Pas de quoi, jusque-là, donner un chat à fouetter au Jeune Albert...
Sauf que là où ça commence à devenir rigolo, c'est qu'il existe une autre édition de cette album, datée de 1984, dont la couverture, bien que très ressemblante, fut cette fois-ci réalisée par Gert Dooreman, un graphiste flamand qui, bien qu'ayant participé à l'album L'Expo 58 et le style Atome, paru chez Magic-Strip en 1983, reste méconnu en France...


Selon la logique de ces collectionneurs nécrophiles, cet album devrait donc plutôt trouver sa place dans les bacs à soldes.
Or, il s'avère que des petits malins sans scrupule (finalement, ont-ils vraiment tort de plumer les gogos ?), profitant de la méconnaissance de cette histoire, assurent que Dooreman est un des pseudonymes de Chaland pour vendre cet album au contenu à priori identique (je ne les possède pas), à un tarif plus élevé !
Et oui, telle est la triste loi du marché et la dure vie des collectionneurs... Enfin.... J'avoue que je ne peux m'empêcher de sourire en imaginant la tête de ceux qui se sont fait entuber, lorsqu' ils découvriront la supercherie et que "malheureusement", le talentueux Gert Dooreman, qu'ils snobent royalement, est bel et bien vivant, et vit en Belgique !

Ah ! Je ris.... !

Que vous soyez de vrais amateurs de Freddy Lombard ou de simples amoureux de beau dessin, je ne peux donc que vous conseiller d'aller réparer cette injustice en allant découvrir sans plus tarder, sur son site "MySpace", la ligne pas claire du tout et même plutôt charbonneuse de cet artiste reconnu depuis belle lurette en Flandre et aux Pays-Bas et dont les noirs dessins m'ont fait penser à ceux de De Crécy, Rabaté (au début), voire Bodart ou Baron Brumaire, en passant peut-être aussi (mais je prends plus de risques) par Gus Bofa, Félicien Rops ou Armand Rassenfosse. Bref, je trouve qu'il plane sur ces illustrations comme un délicieux parfum de la Belle Époque : on pourrait les croire directement issues de la revue satirique allemande Simplicissimus.

Pour ce qui est de la ligne claire chère à son ami Ever Meulen (un des autres pseudos d'Yves Chaland, c'est bien ça Geert ? ;-) ) il faudra plutôt aller chercher du côté de ses travaux typographiques.


Qui sait, braves amis collectionneurs, tout espoir n'est pas perdu : si Dooreman finit par percer en France, peut-être que la cote du Jeunes Ailes de chez Magic Strip remontera-t-elle un peu !

Merci à Étienne et Geert du JDADF pour cette découverte. Et encore toutes mes excuses à Gert Dooreman d'avoir pu douter de son existence !
Toutes les illustrations proviennent du site de Gert Dooreman.